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18.01.08

Permalien 07:21:38, Catégories: samsamm  

Notre petite Meyline, toujours aussi craquante...

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17.01.08

Permalien 07:48:22, Catégories: samsamm  

Notre petite Meyline grandit... grandit bien trop vite. Elle devient coquine et est vraiment adorable... voici quelques autres photos.

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Zay et Sylvie, les heureux parents.

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Tu vas en faire tourner des têtes ma petite chérie..

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Sébastien, le jeune tonton.

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Le papy qui la couvre de bisous...

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et en pleine discussion avec la mamy..

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Mamy est très occupée maintenant.. Elle tricote, tricote...

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Meyline a 7 mois déjà..

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Son 1er Noël.. Meyline découvre le sapin et les cadeaux...

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28.05.07

Permalien 07:27:49, Catégories: samsamm  

Je resterai dans le chapitre des merveilles, pour vous présenter aujourd'hui...

..La plus jolie des petites Merveilles:

Meyline, 3 940 kg et 54 cm est née le lundi 21 mai 2007 à 14 h 26 mn.

Sylvie et Zay, les heureux parents sont "aux anges"..

Comme tu es jolie mon ange, et quel adorable sourire..

Mamy samsamm et Papy Jean-Louis, les heureux grands-parents.

Et voilà les deux tontons.. Didier et Sébastien.

En grande conversation avec Nancy, la compagne de Didier

Meyline a les longs doigts fins de Sébastien. Peut être aimera t-elle jouer de la guitare, tout comme lui.

Elle a aussi ses jolis yeux bleus, mais là, c'est à voir.. faut attendre.

Notre petite Meyline fait chavirer tous les coeurs...

Oui, mon coeur, on t'aime très fort ♥

Meyline, a 17 jours; Comme tu es belle dans ta jolie robe..

Comme on est bien avec sa Maman..

La Maman et le jeune tonton, en admiration devant ce petit Ange.

L'heure de la sieste est arrivée..

Dans les bras de Papy..

Ou ceux de Mamy.. peu importe, on fait de beaux rêves..

Comme tu sais faire de jolis sourires, ma petite Meyline.

Sylvie et son "petit Ange"

Les plus heureux des Grands-Parents.

Sébastien, le tonton, très heureux d'avoir sa petite nièce dans ses bras. Et le Papy, n'est jamais bien loin...

Sylvie, Zay et leur petit trésor.. La famille au complet.

Les petits doigts de Meyline serrent très fort ceux de son Papa.

Toujours son adorable sourire!..

Meyline aux pays des rêves.. dans les bras de Nancy.

Les deux tontons..

Sébastien, ravi.

Meyline dort paisiblement blottie dans les bras de son jeune tonton.


Meyline, tout juste 1 mois, me fait le plus doux des sourires, lorsque je la prends dans mes bras. Tu as raison mon ange, c'est très long une semaine de séparation.

Le Papy lui prodigue de tendres petites caresses.

Qu'on est bien dans les bras de sa petite Maman..

Oui ma Sylvie, c'est bien la plus belle chose qui puisse vous arriver; Serrer son enfant contre son coeur!

Notre petite Meyline grandit.. et a maintenant 6 semaines.

Tu es à croquer avec ton joli sourire..

Meyline et son arrière grand-mère.Comme elle est contente ma Maman.

La rencontre des quatre générations.. C'est merveilleux!

Meyline vient de fêter ses 3 mois. Tu es adorable dans ton joli petit ensemble... Vraiment, Papa et Maman ont bien travaillé.

19.05.07

Permalien 10:54:04, Catégories: samsamm  

Et voici la 7ème Merveille.

Le temple d'Artemis à Ephèse.

Il se situe en Turquie, dans l'ancienne ville d'Ephèse. aujour'hui Selcuk, située à 50 km environ au sud d'Izmir.

Le temple d'Artémis (ou Artemision) à Éphèse était l'un des sanctuaires pan-helléniques les plus sacrés.

Les vestiges les plus anciens mis au jour remontent au milieu du VIIIe siècle av. J.-C, mais il est certain que le site a servi de sanctuaire bien avant l'époque à laquelle les fouilles permettent de remonter.

Sur l'emplacement d'un petit temple primitif (8 colonnes sur 4), datant du milieu du VIIIe siècle av. J.-C., et sans doute incendié lors des invasions cimmériennes de 640 av. J.-C., fut édifié au VIIe siècle un nouveau temple, beaucoup plus vaste.

Vers le milieu du VIe siècle, le roi Crésus fit raser la multitude de constructions qui s'étaient peu à peu agglomérées autour du sanctuaire et fit élever un nouveau temple.

La construction en fut confiée aux architectes Chersiphron, Métagenète et Théodorôs de Samos : sur un soubassement de 155 m sur 60, fut élevé un temple unique dont les 127 colonnes portaient des reliefs sculptés.

Les Ruines du temple d'Artémis.

Ce temple fut incendié le 6 juillet 356, la nuit où naquit Alexandre le Grand : ce qui fit dire à un historien grec « qu'il ne fallait pas s'étonner que ce temple magnifique, consacré à Diane, eût été brûlé la nuit même qu'Alexandre vint au monde ; parce que la déesse ayant voulu assister aux couches d'Olympiae, fut si occupée, qu'elle ne put éteindre le feu. »

Le feu fut mit au temple de Diane par un certain Erostrate, citoyen obscur d'Ephèse, un malade mental voulant rendre son nom célèbre.

Apprenant le mobile de l'incendiaire qui avait détruit le temple qui faisait l'envie de tous les Grecs, les magistrats de la cité le firent torturer et tuer. Il fut interdit que son nom soit prononcé sous peine de mort.

Cet arrêt ne fut respecté que 23 ans, jusqu'à l'arrivée d'Alexandre le Grand

Reconstruit sur l'ordre d'Alexandre le Grand, le nouveau temple, qui fut compté par les Anciens parmi les Sept Merveilles du monde, avait des proportions encore plus gigantesques que le précédent: ses colonnes ioniques, parées d'or, s'élançaient à plus de 18 m de hauteur. Sur leur partie inférieure, des scènes à caractère mythologique avaient été sculptées par les plus grands artistes.

Le temple renfermait un grand nombre d'œuvres de sculpteurs célèbres, soit contemporains tels Scopas et Praxitèle, soit du siècle précédent comme Phidias et Polyclète. L'une des plus admirables était une statue de Zeus par Myron (vers 450 av. J.-C).

Statue d'Artémis.

Mais la plus vénérée était évidemment la statue d'Artémis :

La déesse était représentée la tête entourée d'une sorte de panier; Son corps était recouvert de divers symboles de la fertilité et son torse, en forme de faîne, était orné de plusieurs rangées de mamelles.

Les jambes sont collées et décorées de compartiments qui contiennent chacun trois griffons.

On retrouve également des taureaux, des fleurs, des crabes, des agneaux, des abeilles sur les compartiments latéraux.

Selon la légende, Artémis avait envoyé une abeille pour aller réveiller le dieu Soleil qui dormait dans une grotte. L'insecte piqua le dormeur qui jaillissant de la grotte apporta la lumière.

Ephèse rendit hommage à cette abeille en la prenant comme emblème de la cité. C'est elle que l'on retrouve sur la monnaie, sur les édifices et dans l'étrange parure de la déesse Artémis.

Ce modèle fut reproduit à de multiples exemplaires dans la statuaire de l'Antiquité; On en conserve quelques exemples dans les musées de Naples, du Vatican, du Louvre, etc.

18.05.07

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Je vous parlerai aujourd'hui de la 6 ème Merveille.

La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie.

Le terme chryséléphantine signifie qu'elle était composée à la fois d'or (Chrysos) et d'ivoire (éléphantine).

Elle fut sculptée par Phidias de 437 av. J.-C. à 433 av. J.-C. pour le temple de Zeus à Olympie (432 av. J.-C. selon certains archéologues grecs).

Elle mesurait environ 12 mètres de haut, dont 1 mètre pour la base et 2 mètres pour le piédestal. Les parties nues (la peau notamment) étaient sculptées en ivoire. Les cheveux, la barbe, les sandales, et la draperie étaient en or. Le trône était d'ébène et d'ivoire, incrusté de pierres précieuses et orné d'inscriptions.

Aujourd'hui, les archéologues pensent qu'elle avait une structure en bois (probablement du cèdre) sur laquelle les matériaux nobles étaient plaqués.

La statue de Zeus se trouvait à Olympia sur la côte ouest de la Grèce, dans un temple qui se situe dans la vieille ville.
Cette œuvre, avait été commandée au sculpteur athénien Phidias par les habitants d'Olympie, pour être placée dans le temple de Zeus.

Elle représentait Zeus, dieu de l'Olympe, sur son trône décoré d'un foisonnement de statuettes et de quatre bas-reliefs : victoires, sphinx, grâces, saisons.

Le corps lui-même, en ivoire colorié, était revêtu d'un somptueux himation ciselé dans l'or ; il tenait de la main droite une Victoire (ou Athéna Niké), elle même chryséléphantine, et de la gauche son sceptre en or surmonté d'un aigle.

Tous les thèmes du décor et l'attitude de la figure mettaient en valeur l'idée de la puissance souveraine de Zeus.

Cette magnifique statue fut détruite dans un incendie à Constantinople en 475 après J.-C. Puis fut reconstruite quelques années plus tard.

13.05.07

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Voici aujourd'hui, la 5ème Merveille.

Le colosse de Rhodes.

Cette statue de bronze représentant Hélios, dieu du Soleil fut édifiée par Charès de Lindos, élève de Lysippe, au prix de douze ans de travail.

Charès de Lindos se suicida lorsqu'il découvrit une erreur dans ses calculs; erreur que dut corriger l'un de ses assistants.

Faite de bronze, la statue dédiée au dieu du soleil Apollon mesurait de la tête aux pieds 32 m, soit 14 m de moins que la statue de la liberté de New-York. De son bras levé, il tenait un flambeau tandis que son autre bras s'appuyait sur une lance.

La construction fut longue et laborieuse.

Le colosse était intégralement constitué de bois et de cuivre. Il fallut d'abord constituer une âme en bois.

Une fois le « squelette » mis en place, la structure fut recouverte avec d'immenses plaques de cuivre. La fonderie de l'île ne suffisant pas à assumer les besoins d'une telle entreprise, du cuivre fut importé en grande quantités.

Elle se trouvait dans le port de Rhodes, peut-être à l'extrémité de l'actuel môle Saint-Nicolas.

On a en effet retrouvé dans les murs du fort Saint-Nicolas des blocs de marbre qui auraient pu être utilisés pour le socle de la statue.

On place traditionnellement la statue du colosse sur le grand port de Rhodes, où elle aurait servi de « porte d'entrée » (comme le suggère la photo ci-contre).

Or, d'après les études statiques de spécialistes britanniques la statue ne pouvait se trouver sur le port dans la position qu'on lui attribue, en raison de l'écartement trop important que suggère une telle position.

En effet, les piliers sur lesquels auraient reposé les pieds de la statue, auraient été séparés d'une quarantaine de mètres, d'après les observations des fonds marins dans la baie de Rhodes menées par ces chercheurs. L'écart ainsi constaté ne correspondrait donc pas à la hauteur de la statue, qui devait être légèrement plus petite que la statue de la liberté à New York.

En pratique, il en aurait résulté une distorsion entre la charge et les points d'appui de la statue.

10.05.07

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Voici maintenant La 4ème Merveille.


Le Phare d'Alexandrie.

Le Phare d'Alexandrie a servi de guide aux marins pendant près de dix-sept siècles (du IIIe siècle av. J.-C. au XIVe siècle).

La construction du phare aurait débuté vers -297 (la date exacte est inconnue) et duré une quinzaine d'années. Les travaux sont initiés par Ptolémée Ier mais celui-ci meurt avant la fin du chantier qui est achevé sous le règne de son fils Ptolémée II.

Le site choisi pour la construction du phare est la pointe de l'île de Pharos à l'emplacement de l'actuel Fort Qaitbay qui date de la fin du XVe siècle et qui est d'ailleurs construit en partie avec des blocs antiques qui appartenaient, entre autres, au phare.

Les nombreux tremblements de terre qui ont eu lieu dans la région entre le IVe siècle et le XIVe siècle ont peu à peu endommagé le phare qui a été presque entièrement détruit en 1303.

On peut lire chez Strabon que le phare était construit en pierre blanche qui serait en fait un calcaire local (pierre blanche du Mex) qui a la particularité de durcir au contact de l'eau. On pense aussi que les parties les plus critiques du phare ont été réalisées en granit d'Assouan. D'ailleurs le fort Qaitbay, édifié sur le site du phare, a été construit selon le même procédé.

Le phare a été construit pour protéger les marins de la côte d'Alexandrie bien sûr, mais également, selon Jean-Yves Empereur, en tant qu'œuvre de propagande.

La ville tout entière a été construite de façon démesurée et le phare devait en être le symbole. Le résultat fut tel que, depuis, le mot phare (de l'île de Pharos, du latin pharus) est utilisé pour désigner communément ce type d'édifice.

D'ailleurs, bien qu'il existait à Alexandrie d'autres bâtiments tout aussi célèbres que le phare (la Grande Bibliothèque, le tombeau d'Alexandre), il deviendra emblématique de la ville et l'est encore aujourd'hui. Le phare dominait la côte et permettait aux marins d'avoir un point de repère, la côte étant relativement plate.


Le phare d'après deux monnaies émises à Alexandrie sous Antonin le Pieux et Commode

Jean-Yves Empereur a étudié des représentations du phare plus ou moins fidèles (documents figurés, mosaïques,…) mais aussi des sources écrites (Strabon, Plutarque, Abu Hamid Al-Andalusi, Ibn Battûta, etc.) et a réussi à en tirer un plan assez précis.

Il a notamment étudié des pièces de monnaie frappées à Alexandrie entre le Ier siècle av. J.-C. et le IIe siècle. Il s'est aussi appuyé sur une sépulture antique du IIe siècle av. J.-C. à Taposiris Magna (à environ 40 km d'Alexandrie), au-dessus de laquelle le propriétaire avait fait réaliser une copie réduite du phare.

Il a déduit de ses travaux que le phare devait être un bâtiment à trois étages :

-une base carrée légèrement pyramidale,
-une colonne octogonale,
-une petite tour ronde distale surmontée d'une statue,

Le tout pour une hauteur d'environ 135 mètres.

Le fort Qaitbay

On a retrouvé immergées au pied du fort Qaitbay deux statues colossales :

La première est celle d'un Ptolémée en pharaon et la deuxième, une statue d'Isis. Ces statues devaient être posées devant le phare pour être vues des navigateurs entrant dans le port.

On ne sait pas avec certitude quel Ptolémée est représenté mais on suppose qu'il s'agit de Ptolémée II et que la statue d'Isis est en fait son épouse Arsinoé II que le pharaon avait divinisée après sa mort.

La statue de Ptolémée II érigée à l'origine à la porte du phare d'Alexandrie, récupérée des eaux et désormais devant la Bibliotheca Alexandrina.

Jardin devant la Bibliotheca Alexandrina où devrait être érigée la porte du phare d'Alexandrie récupérée des eaux.

09.05.07

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Nous parlerons aujourd'hui de la 3ème Merveille.

Le Mausolee D'Halicarnasse.

Il s'agit du tombeau du roi de Carie (Asie mineure) Mausole (mort en 353 av. J.-C.), mais loin de ressembler aux pyramides d'Egypte.

Le Mausolée a longtemps fasciné ses visiteurs par sa beauté plutôt que par sa grandeur, et c'est pourquoi il a reçu une place parmi les Sept Merveilles du Monde.

Il est situé dans la ville de Bodrum (antérieurement appelée Halicarnasse), qui donne sur la mer Égée au sud-ouest de Turquie.

De forme rectangulaire, le Mausolée avait une hauteur de 45 mètres. On peut diviser le monument en plusieurs niveaux; un podium en escaliers sur lequel se trouvait la chambre funéraire et le sarcophage, entouré de colonnes.

Au dessus il y avait une colonnade qui supportait un toit en forme de pyramide. Au sommet de la du toit pyramidal se trouvait un magnifique quadrige de marbre (char de course tiré par quatre chevaux).

Cependant la beauté du Mausolée ne résidait pas dans sa forme, mais plutôt dans sa structure, ses décorations et ses statues qui ornaient l'extérieur du monument.

De 377 à 353 av. J.-C. le roi Mausole régnait sur Carie, et il siégeait à Halicarnasse. De sa vie, il n'y pas grand chose à dire à l'exception de la construction de sa tombe.

Le projet a été conçu par son épouse et sa sœur Artémis II. Les constructions ont probablement commencé lorsque le roi était encore en vie. Le mausolée était terminé en l'an 350, 3 ans après la mort de Mausole.

Le Mausolée reposait sur une substruction rectangulaire, entourée d'une enceinte sacrée ouverte à l'est par un propylée.

La substruction était surmontée de 36 colonnes, supportant une pyramide de 24 degrés, au sommet de laquelle se trouvait un quadrige en marbre.

Durant environ 16 siècles, le Mausolée est resté en bon état, jusqu'à ce qu'un tremblement de terre eut causé quelques dégâts.

En 1857, Charles Thomas Newton localisa d'abord le monument grâce à ses connaissances en littérature antique, surtout Vitruve et Pline l'Ancien, mais aussi grâce à une grande maîtrise de l'interprétation des fragments trouvés sur le sol, habitude acquise grâce à un long travail sur le terrain.

Il dut adapter sa technique de fouilles aux conditions locales. En effet, il n'avait pas les moyens d'acheter l'ensemble des terrains supposés renfermer le Mausolée. Il eut donc recours à des tunnels, et non à des tranchées pour localiser les limites extérieures du bâtiment. Il put ainsi après avoir découvert les quatre coins n'acheter que les champs qu'il désirait explorer plus à fond.

Il retira du sol de très nombreux fragments d'architecture et de sculpture dont quatre dalles de la frise Est, œuvre de Scopas représentant un combat entre Grecs et Amazones.

Tout ces fragments, ainsi qu'une des roues monumentales du quadrige sur lequel se trouvaient les statues colossales de Mausole et d'Artémise sont au British Museum. Il put aussi rassembler dans ce musée les autres fragments identifiés du Mausolée dispersés à Genève, Constantinople ou Rhodes.

Là, son travail de conservateur rejoignait celui d'archéologue.

07.05.07

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Voici la 2ème Merveille:

Les jardins suspendus de Babylone.

Les jardins suspendus de Babylone étaient situés à Babylone, en Irak.

Ce fut Nabuchodonosor II qui fit aménager ces magnifiques jardins en l'honneur de son épouse Amytis, fille d'Astyage, roi des Mèdes, au VIe siècle avant J.-C., et non, comme le disent les Anciens, pour la reine mythique Sémiramis. Il aurait fait aménager ces jardins pour qu'ils rappellent à son épouse la végétation des montagnes de son pays d'origine.

Leur construction date de 600 av. J-C. Aucun historien grec n'a vu les jardins suspendus, il s'agit en fait de récits ou d'histoires racontées par les soldats.

Ces jardins étaient composés de plusieurs étages en terrasses, soutenus par des voûtes et des piliers de brique.

Illustration des jardins suspendus sur le Petit Larousse de 1912

Un immense escalier de marbre reliait ces terrasses, où l'eau, par des vis hydrauliques, était amenée depuis l'Euphrate. C'était un véritable jardin botanique où l'on cultivait les plantes et les arbres de Mésopotamie et ceux des montagnes de Médie.

Les fouilles ont révélé les assises du jardin et ses voûtes puissantes dominant le fleuve.

La porte d’Ishtar

Le mur d'enceinte de Babylone, célèbre par ses deux cent cinquante tours et ses portes de bronze, fut élevé par le père de Nabuchodonosor II, mais il fut achevé par ses successeurs.

Fortifications de Babylone:

Les Murailles de Babylone avaient suffisamment impressionnées les auteurs antiques pour que plusieurs d’entre-eux les citent parmi les sept merveilles du monde.

Selon Hérodote, leur longueur totale atteignait 360 stades (64 kilomètres). Le dispositif défensif avait été pensé par Nabopolassar, qui en commença la réalisation, et son fils Nabuchodonosor l’acheva.

Les fortifications intérieures consistaient en trois murs : un premier mur intérieur de 7 mètres de large en briques crues, puis douze mètres plus loin un deuxième mur de 7,80 mètres en briques cuites, puis un troisième de 3,25 mètres en briques cuites aussi, lui même précédé d’un fossé extérieur qui avait entre 80 et 100 mètres de large. L’espace compris entre les deux premiers murs d’enceinte était comblé de terre, l’ensemble (24 mètres) faisait office de voie de circulation.

Tous les dix-huit mètres environ les deux premiers murs étaient renforcés de tours en quinconce. Ces murs étaient probablement surmontés de créneaux, semblables à ceux que l’on peut voir sur les bâtiments babyloniens figurant sur les reliefs assyriens.

Comme Jérusalem, l’enceinte de Babylone était percée de huit portes, chacune ayant un nom de cérémonie, suivi de son nom commun :

la Porte d’Urash : « L’ennemi lui est répugnant »
la Porte de Zababa : « Elle déteste ses attaquants »
la Porte de Mardouk : « Son Seigneur est berger »
la Porte d’Ishtar : « Ishtar vainc son assaillant »
la Porte d’Enlil : « Enlil la fait briller »
la Porte du Roi : « Que son fondateur prospère ! »
la Porte d’Adad : « O Adad, protège la vie des troupes »
la Porte de Shamash : « O Shamash, soutiens les troupes ! »

Ces noms de portes garantissaient à la ville la protection divine. De chaque porte partaient les voies processionnelles des grands dieux

La date de leur destruction est inconnue.

04.05.07

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Ce moi-ci aussi, nous allons poursuivre la catégorie voyages..

Après vous avoir donné quelques idées pour voyager à travers la France, puis en Corse, je vous parlerai maintenant des..

..Sept merveilles du monde.

Beaucoup en ont entendu parler; Mais les connaissez-vous vraiment?

Voici la 1ère des sept Merveilles:

Aux portes de la ville du Caire se dresse la plus ancienne et la seule survivante des sept merveilles du monde antique: les trois pyramides de Gizeh.

Témoignage extraordinaire du génie humain cet ensemble fut élevé par des pharaons en quête d'éternité.Les pyramides sont situées à Gizeh près du Caire, en Egypte. Ces merveilles étaient des monuments funéraires pour les pharaons, elles renfermaient leur tombeau.

Leur construction a duré des générations et nécessité la main d'oeuvre de dizaines de milliers d'ouvriers maçons. Elles étaient déjà considérées comme des monuments antiques au moment où Hérodote les a visitées plusieurs siècles avant J.-C.

La Grande pyramide de Gizeh d'Égypte,la seule merveille ayant survécu à ce jour.

La pyramide de Khéops.

La perfection, les Egyptiens l'atteignirent avec le monument que se fit élever le pharaon Khéops (v. 2538 - v. 2516 av.J-C.) et que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de grande pyramide de Gizeh.

Exceptionnelle, cette pyramide l'est par ses dimensions (232 m de côté et 146 m de hauteur) et par ses aménagements intérieurs : pas moins de trois chambres, dont deux sont construites dans la masse de pierre, et, pour mener à la chambre du roi, une galerie longue de 47 m et haute de 8,50 m.

Elle a détenu le record de la hauteur durant 4000 ans. Elle est considérée, depuis au moins 2 000 ans, comme une des sept merveilles du monde.

Les savants du XIXe siècle se jugeaient incapables de reproduire les prouesses techniques de la pyramide.

Des théories pseudo-scientifiques, mystiques voire farfelues sont alors apparues afin de tenter d'en percer les mystères.

Mais il ne faut pas oublier que la pyramide est avant tout un tombeau faisant partie d'un complexe funéraire classique de l'Ancien Empire et qu'elle constitue une des plus pures et des plus abstraites œuvres d'art jamais conçues.

02.05.07

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Bonjour à tous!

J'espère que vous avez passé un très bon 1er Mai, et que votre maison est toute parfumée avec ces jolies petites clochettes blanches et odorantes.

Aujourd'hui encore, je resterai un peu sur le 1er Mai, pour vous parler un peu de ce jour férié.

Le 1er mai, est un jour férié, c'est la fête du travail.

Depuis 1947, le 1er mai est un jour chômé et payé en France.

Traditionnellement ce jour est consacré aux défilés des syndicats dans les grandes villes.

Le premier mai, c'est aussi la fête du muguet cueilli en forêt en famille.

C'est aussi un jour de fête pour le muguet, car la tradition populaire veut qu'on offre un brin de muguet comme porte bonheur.

Le muguet s'achète et s'offre traditionnellement le 1er mai. Cette tradition remonte à la Renaissance.

En effet, en 1561 Charles IX en a offert à ses proches comme porte-bonheur. Au début du XXe siècle le muguet a été associé à la Fête du travail.

Le muguet s'appelait autrefois lis des vallées qui est toujours son nom en anglais : lily of the valley.

On l'appelait aussi gazon du Parnasse, car la légende dit qu’il fut créé par Apollon, dieu du mont Parnasse, afin que les neuf muses qui l'entouraient puissent fouler ce tapis vert sans blesser leurs pieds délicats.
En 1890, lors du premier mai, les manifestants portent un petit triangle rouge, symbole de la division de la journée de travail en "trois huit " :
travail, sommeil, loisirs.

Plus tard, ils fleuriront leurs boutonnières d'églantines, symbole de la foi en la Révolution et fleur traditionnelle du nord de la France (d'où le surnom donné aux socialistes vers 1900 : les églantinards).

1907, lors du 1er mai, le muguet, fleur traditionnelle de l'Ile-de-France (Chaville, Meudon), apparaît.

1936, au 1er mai, on vend des bouquets de muguet cravatés de rouge.

Le muguet, symbole du 1e mai et chouchou des parfumeurs est aussi la plante du bonheur. Ses clochettes blanches graciles sont d'une grande toxicité.

Le muguet que l'on appelait autrefois lis des vallées est une plante herbacée bien connue des jardiniers. Elle pousse un peu partout à travers tout l'hémisphère Nord dans les régions tempérées fraîches en Asie, en Europe et en Amérique du Nord.

Plus souvent associée aux sous-bois, elle prospère également dans les haies mais aussi dans les près de montagne jusqu'à 2000 m d'altitude.

Son terrain de prédilection est calcaire, humide et ombragé. Elle pousse de façon spontanée mais peut également être cultivée.

Plante vivace, le muguet se multiplie grâce à son rhizome traçant. Volontiers prolifique, le muguet est un envahissant. Chaque brin de muguet (ou hampe) est entouré de deux feuilles de 10 à 20 cm de haut. La tige n'est jamais ramifiée. Les fleurs sont toutes disposées en grappe du même côté de la hampe à raison de 20 clochettes maximum par brin dont seule une dizaine s'épanouissent. La plante commence par une pousse de feuille en mars pour développer aux alentours du 1e mai sa floraison.

La fleur est blanche, parfois rosée. Les fleurs dégagent une odeur pénétrante caractéristique très recherchée par les parfumeurs. En automne, le muguet donne des fruits sous la forme de petites baies rouges.

Le muguet est classé parmi les plantes à haute toxicité. Ses clochettes blanches mais aussi ses graines rouges sont extrêmement nocives voire mortelles à forte dose en cas d'ingestion.

Cette toxicité provient notamment de la présence d'hétérosides cardiotoniques telles que la convallatoxine (proche de la digitaline), la convallamarine et la convallarine.

Son absorption a pour effet de ralentir le rythme cardiaque et d'augmenter la pression artérielle. En très petites doses, le muguet est utilisé dans le cadre de la fabrication de médicaments destinés au traitement de maladies cardiaques.

01.05.07

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Bonjour à tous

Joyeux 1er Mai !

Aujourd'hui, tout simplement, je viens vous offrir ce petit brin de muguet, afin qu'il vous apporte tout le bonheur possible et surtout tout plein d'amour ♥

30.04.07

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Le Désert Des Agriates, l'unique désert d'Europe!

Au nord de la Corse, à la base du doigt de la terre qui semble vouloir rejoindre le continent, s'étend sur plus de 16 000 hectares, le seul désert d'Europe: Les Agriates.

Reliant la Balagne à Saint-Florent, il s'étire depuis le littoral arrondi du nord de l'île jusqu'aux premières hauteurs corses, situées quelques kilomètres à l'intérieur des terres, là où la nature sauvage semble avoir repris tous ses droits.




En cheminant d'est en ouest, le long des 35 km de littoral qui relient le golfe de Saint-Florent à l'anse de Peraiola, on se sent tour à tour attiré par la sérénité des flots profonds de la Méditerranée puis par l'aura inquiétante de la région désertique, hérissée d'éperons granitiques blanchis par le soleil.

De cet affrontement naît un paysage grandiose désormais déserté par l'homme.

Cette partie du littoral corse se caractérise par une alternance harmonieuse d'anses sableuses et de pointes rocheuses.

C'est un désert à deux visages: Au nord, un collier de plages splendides et de dunes spectaculaires à l'arrière desquelles se développe le genévrier à gros fruits.

La plage de Saleccia, qui compte parmi les plus belles de Corse, où la plage de Mafalco à la blancheur immaculée, en sont les reines!

Plus en avant dans les terres se découvre un paysage d'une rudesse extrême, souvent balayé par un vent violent, et comme figé par les rayons destructeurs d'un soleil trop généreux.

Ici, ni habitation, ni culture. Ces terres, longtemps cultivées ont retrouvé depuis un siècle leur nature sauvage.

Elles s'étendent à perte de vue, abritées par un maquis impénétrable qui fait la part belle à l'arbousier, à la bruyère, ainsi qu'à une variété d'oliviers sauvages.

Dans le maquis, omniprésent, prolifère une faune variée.

La fauvette et la perdrix rouge sont les hôtesses ancestrales du désert des Agriates, tout comme l'est le sanglier.

Le héron cendré et le canard colvert tendent quant à eux, à se multiplier dans la région, notamment à proximité des zones humides.

Celles-ci abritent des espèces plus rares, telles la cistude d'Europe, ou le discoglosse de Sardaigne, un crapaud présent en Corse et en Sardaigne.

Le Discoglosse porte ce nom étrange à cause de la forme de sa langue : elle est arrondie ("disco" en disque, "glosse" langue).
Il en existe 3 espèces :le Discoglosse peint(ci-contre Discoglossus pictus) dont les motifs du dos sont variables selon les individus, le Discoglosse sarde et le Discoglosse corse.

Jusqu'au début du XXe siècle, la région des Agriates concentrait les plus belles terres de culture et d'élevage de Corse.

Du temps de la suprématie génoise, des milliers de pieds d'oliviers y furent plantés et on y récoltait des quantités impressionnantes de blé, d'amandes, de citrons et de figues, sous l'oeil placide des troupeaux de moutons et de brebis.

Le phénomène de l'émigration, enclenché par la rudesse du contexte économique et les ravages des deux conflits mondiaux, a eu raison de l'épanouissement de la zone, progressivement rendue à son état primitif désertique.

28.04.07

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L'Etang De Biguglia, une lagune entre terre et mer.

Ce paysage plat et lagunaire semble laisser indifférent bon nombre de voyageurs, pressés de gagner les longues plages méridionales ou Porto-Vecchio.

Pourtant, ce site inattendu, éloigné des clichés touristiques de la Corde, séduit justement par son étrangeté.

Vasières, bancs de sable, tourbières, marais ou encore prairies humides se partagent cette vaste étendue d'eau.

A 4 kilomètres au sud de Bastia, l'étang lagunaire de Biguglia, le plus grand de Corse, étend ses 1 800 hectares le long de la mer Méditerranée, dont il est séparé par un mince cordon littoral.

Née des alluvions du fleuve Golo, cette réserve naturelle est d'un grand intérêt écologique, avec une faune et une flore exceptionnellement riches.

De faible profondeur, ce vaste étang côtier long de 11 km et large de 1,5 km en moyenne, est une ancienne baie dans laquelle se jetait jadis le Golo.

Le centre de l'étang est occupé par la presqu'île sauvage de San Damiano.

La diversité des habitats a permis une richesse en espèce animale et en flore fréquente en Corse.

Encore alimenté par la mer par un chenal situé à son extrémité septentrionale, la zone nord de l'étang est constituée d'eau salée tandis que la zone sud est formée d'eau douce!

L'accès de l'étang, soumis à réglementation est cependant libre. Ainsi, la pêche traditionnelle est-elle toujours autorisée.

Bordé de tamaris d'Afrique, de chênes-lièges, de fougères des marais, d'hibiscus ou encore d'eucalyptus, l'étang offre une grande diversité de milieux végétaux: herbiers, prairies et roselières, où se cachent amphibiens et reptiles, notamment la cistude d'Europe.

Une quarantaine d' espèces de poissons, parmi lesquels les fameuses anguilles qui ont longtemps constitué la principale ressource commerciale de la région, fournissant aux oiseaux une nourriture abondante.

Le héron pourpré.

Mouettes, goélands, sternes, martins pécheurs, bécassines des marais, mais aussi des espèces plus rares, comme les grands cormorans, les hérons pourprés ou les foulques macroules, ont fait de cette zone humide, leur domaine.

le foulque macroule.

En tout, on dénombre près de 63 espèces d'oiseaux nicheurs, 175 espèces d'oiseaux migrateurs et 82 espèces d'oiseaux hivernants...

Grâce à de récentes mesures de protections, les ornithologues espèrent la réapparition de l'érismature à tête blanche, un magnifique petit canard à bec bleu.

L'érismature à tête blanche.

26.04.07

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La Vallée Du Fango, pays de transhumance.

S'étirant du golfe de Galéria à la Paglia Orba, l'un des sommets de la région de Filosorma, le Fango traverse l'une des vallées les plus sauvages de l'ouest de la Corse.

Délaissant la Balagne, au nord, et le Niolo, à l'est, le fleuve capricieux traverse des gorges somptueuses avant de s'épanouir dans un delta ensablé, préservé par le Conservatoire du littoral, et de se jeter dans la Méditerranée.

Après avoir quitté la Balagne et ses villages perchés, le visiteur qui descend vers le sud aborde la région de Filosorma, entre la mer et la montagne.

Située à l'ouest des versants escarpés, la vallée du Fango fait le bonheur des randonneurs, des pêcheurs et des baigneurs.: de gros galets lisses bloquent le courant pour constituer de superbes piscines naturelles.

Une haute vallée grandiose.

Partie intégrante du parc naturel régional de Corse, le Filosorma est une région comprenant la vallée du Fango et ses vallées adjacentes.

Il est dominé par de hautes crêtes appartenant à la grande barrière granitique qui sépare cette région du Niolo: Monte Tafonato, 2 343 m, Capo Rosso, 2 043 m, et Paglia Orba, 2 525 m.

Né dans ces montagnes au relief très découpé, où les chemins envahis par le maquis sont difficilement accessibles, le Fango est ses affluents, Taïta, Cavicchia, Maghine et Laoscella, commencent leur course en torrents, dans un paysage de forêt de pins et de gorges profondes creusées dans la roche volcanique ou dans le granite.

Présent sur l'ensemble de l'île, le sanglier corse fréquente les espaces boisés.

Bordées de pins et de chênes verts, les rives du Fango, à partir de Bardiana, sont habitées par les sangliers et le petit gibier, tandis que le fleuve accueille truites et quelques tortues cistudes.

Peu pentu durant les derniers 25 km de son cours, le Fango, dont la vallée ne s'évase que 6 km avant le delta, est jalonné de villages étagés offrant de belles vues sur les forêts et les montagnes environnantes.

Près d'Olmo, un pont enjambe le Fango, et en été, le fleuve est totalement asséché et transformé en lit de galets.

La vallée du Fango poursuit sa vocation de voie de passage pour les nombreux troupeaux du Niolo lors de leurs migrations.

Ceux-ci quittent en effet leurs pâturages avant que les rigueurs de l'hiver ne sévissent.

Ils rejoignent ainsi les terres plus accueillantes de la basse vallée.

Dans la plaine, le passage des bêtes a largement contribué à la déforestation, laissant libre cours au maquis et aux pâturages.

Constituée de pins, d'arbousiers et de chênes verts, la forêt domaniale du Fango est l'une des plus belles de l'aire méditerranéenne, notamment pour le nombre et la beauté de ses chênes verts.

Survolée par l'aigle royal et le gypaète barbu, elle s'étend sur la rive gauche du fleuve, constituant avec ses nombreux sentiers forestiers l'une des principales attractions de la vallée.

Proche d'un laboratoire d'écologie, la maison forestière de Pirio est encerclée de somptueux eucalyptus.

25.04.07

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Le Site D'Evisa, un village perché entre mer et montagne.

S'avançant sur un promontoire rocheux, entre la vallée supérieure de la rivière de Porto et le ravin du ruisseau d'Aïtone, le village d'Evisa regroupe ses maisons de granit roux à 830 mètres d'altitude, au-dessus des gorges de Spelunca et à l'entrée de la forêt d'Aïtone.

Encerclé de châtaigneraies, il s'ouvre à l'ouest sur les hautes parois rocheuses qui dominent le golfe de Porto.

Débouché de la Corse profonde, entre forêts denses, gorges désertiques et torrents impétueux, Evisa est dominé par trois cols: Ceux de Vergio 1 477m, de Salto 1 391m, et de Cocavera 1 475m.

Ces massifs montagneux tirent leur originalité de la couleur rouge orangé de leur roche granitique, notamment vers Porto, et de la succession d'à-pic vertigineux.

L'âme corse se ressent peut-être ici, plus qu'ailleurs, dans ces montagnes accidentées, trouées de cols et peuplées de rochers émergeants du maquis.

L'air, plus frais et plus pur que sur la côte, proche pourtant de quelques kilomètres seulement, a fait de ce village reculé un agréable centre de villégiature, point de départ de nombreuses excursions.


La traversée de la forêt d'Aïtone, au nord d'Evisa, permet la découverte des cascades d'Aïtone.

En contrebas d'Evisa, un ancien chemin de muletier mène à des gorges spectaculaires.

Les eaux torrentueuses du ruisseau d'Aïtone, qui conflue avec les rivières de Porto et de la Lonca, coulent au fond du ravin dont le passage le plus étroit a pris le nom de Spelunca.

Les roches dénudées bordant ce canyon sinueux, dont l'encaissement est de l'ordre de 500 m, font écho aux énormes blocs granitiques, vestiges d'éboulements successifs qui bloquent par endroit le lit de la rivière.

Au centre de ce cirque de hautes montagnes, la forêt d'Aïtone déploie sur 2 402 ha, pins laricio, pins maritimes, hêtres et bouleaux, pour former l'une des plus belles forêts de Corse, où subsistent encore des mouflons, des sangliers et des renards.

Pourvus de gigantesques troncs minces et droits, ces pins peuvent croître jusqu'à 50 m et vivent plusieurs centaines d'années.

Leur écorce de teinte grisâtre, qui se détache en fines lamelles, résiste particulièrement bien au feu.

Entre le col de Vergio et Evisa, la route forestière, qui gravit un dénivelé de 647 m, est traversé par plusieurs sentiers pédestres.

Environnées de pins, les eaux des cascades d'Aïtone, en contrebas du col de Salto, bondissent au-dessus de gigantesques blocs rocheux, creusant de véritables piscines d'eau cristalline.

Les chenilles processionnaires, larves de papillons de nuit, vivent en colonie dans un cocon tissé à la base des aiguilles de pin.

Elles se déplacent à la suite les unes des autres, ce qui leur vaut leur nom.

23.04.07

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Le Cirque De Bonifato, une enceinte grandiose!

Taillé dans les roches rouges et dures, le site de Bonifato domine les eaux bleues du golfe de Calvi.

Multipliant les panoramas, le cirque fait cohabiter chaos rocheux et étendues verdoyantes, rafraîchies par de nombreux torrents.

C'est l'un des passages obligés de tout promeneur parti à la découverte du parc naturel de Corse.

Au nord-ouest de la Corse, à l'arrière du golfe de Calvi et de la région de Balagne, les crêtes du cirque de Bonifato s'envolent à près de 2 000 mètres d'altitude.

Point de départ de nombreuses randonnées, cette arène rocailleuse, aux reliefs vigoureux taillés dans le granite rouge, constitue l'un des plus beaux sites montagneux de la Corse du Nord.

Au-delà de la ligne de crête occidentale du cirque de Bonifato, se devine le golfe de Calvi.

C'est en franchissant le col Bocca Rezza, sur le monte Cinto, que l'on accède au cirque, après avoir gravi "le sentier mouflon", le long du vallon de Spasimata.

Le passage n'est pas large et la hauteur des parois rocheuses qui l'entourent est si vertigineuse, que Bonifato paraît au premier regard une enceinte totalement close.

Les parois rouges, taillées dans le granite et la rhyolite, sont aiguisées par des fractures verticales, conséquence d'une érosion dite "en pelure d'oignon", caractéristique des reliefs granitiques.

Lames, pics et aiguilles, telle la brèche de la Mufrella: 2 148 m, de la Punta Gialla: 2 085 m, du Capuau Ceppo: 1 951 m, se terminent en ravins profonds et en couloirs tortueux.

D'origine volcanique, les roches très dures de Bonifato se détachent en reliefs hardis.

Longeant la rivière Figarella, le sentier de Spasimata, qui passe par le petit lac de Mufrella, mène à une passerelle suspendue à une vingtaine de mètres au-dessus du sol.

Au-dessous, un torrent déverse ses eaux claires dans des vasques bordées de longues dalles de pierre polie, très inclinées.

A l'avant du cirque, surplombant le golfe de Calvi, des arbres séculaires composent la forêt domaniale de Bonifato et offrent en été une fraîcheur très appréciable.

Sur près de 3 000 ha, ce havre de verdure, accessible à tous par la route, est planté principalement de pins maritimes, 750 ha, de pins laricio, 210 ha, de chênes verts, 300 ha, et plus rarement de massifs de hêtres et de bouleaux.

Cette forêt dense sert également de refuge aux mouflons de Corse.

Le cirque de Bonifato constitue le point d'arrivée de la deuxième étape du GR20, sentier d'altitude réputé être le plus haut d'Europe.

Au départ de Calenzana, le GR20 sillonne l'Île de Beauté de l'ouest jusqu'à l'extrême sud, sur 200 km depuis les années 1950, époque à laquelle, un certain Michel Fabrikant, tombé amoureux de la Corse, consacra tous ses loisirs à baliser le sentier.

En 14 jours et à raison de 7 heures de marche quotidienne en moyenne,le GR20 conduit les randonneurs les plus expérimentés jusqu'à Conca.

Certains franchissements de passages rocheux peuvent s'avérer délicats... et les cochons sauvages sont toujours prompts à venir explorer les sacs à dos, à la recherche de victuailles.

20.04.07

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La haute Vallée Du Tavignano, le royaume de l'eau et de la roche.

N'est-ce pas fabuleux? N'avez-vous pas envie d'y aller faire une petite ballade.

Du lac de Nino à Aléria, dans la plaine orientale, la vallée corse du Tavignano lêle les reliefs et les paysages.

Entre la source de la rivière et le village de Corte, sa haute vallée occupe un site sauvage particulièrement préservé.

Orientée d'ouest en est, elle fait alterner pâturages, bois, végétation alpine et méditerranéenne dans un somptueux environnement de moyenne montagne.

Les plateaux dénudés succèdent aux coteaux couverts de maquis, aux gorges profondes et aux forêts de châtaigniers et de chênes-lièges.

Les environs de Corte, "le coeur" de la Corse, perché à 100 m au dessus du Tavignano, ont été remarquablement protégés des intrusions touristiques.

Et pour cause: Aucune route carossable ne pénètre la haute vallée du Tavignano dont les gorges se visitent uniquement à pied.

La magnificence de ce site n'en est que plus grande.


Pont Génois, au sud d'Altiani.

Long de 55 km, le Tavignano prens sa source au pied du mont Tozzu, au lac de Nino qui déploie ses 6,3 ha à 1 743 m d'altitude, au coeur d'une large vallée boisée, dominée par des montagnes granitiques aux formes arrondies.

La rivière s'encaisse ensuite dans les gorges du même nom, traversant la forêt domaniale du Tavignano, avant de rejoindre Corte où elle conflue avec la Restonica.

Encadrée de terrasses d'un rouge sombre, elle pénètre ensuite le massif schisteux, formant alors d'autres gorges, et serpente entre maquis et forêts avant de s'étaler dans la plaine orientale entre des collines de molasses blanches pour enfin rejoindre Aléria.

Un petit village à flanc de montagne près de Soveria.

Le Tavignano a creusé des gorges dans les schistes lustrés, avant de rejoindre les terrains sédimentaires de la plaine d'Aléria.

Entre le lac de Nino et Corte, la rivière n'est qu'un torrent de montagne se précipitant dans une vallée resserrée bordée d'aplombs rocheux verticaux.

Hérissée de pins laricio et dotées d'une végétation alpine, ces gorges offrent une vision trompeuse de haute montagne, les altitudes ne dépassant pas en fait les 1 000m.

Aux environs de Corte, la végétation demeure méditerranéenne.

Autour du lac de Nino, se déploie une végétation tout à fait originale, spécifique à la montagne corse.

Baptisées "pozzines", du corse pozzi, qui signifie trou, ces pelouses tourbeuses où s'enchevêtrent végétaux non dégradés et ruisselets, forment des tapis de gazon ras appréciés en été des troupeaux.

Ce sol spongieux abrite de rares espèces carnivores comme la drosera, une plante insectivore des tourbières d'Europe.

Ces pelouses constituent le dernier stade du comblement des lacs de montagne.

Le lac de Nino possède les pozzines les plus étendues de Corse.

18.04.07

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La Presqu'île De Scandola, fille du feu et des flots.

Au nord-ouest de la Corse, il y a plus de 200 millions d'années, d'importantes éruptions volcaniques ont façonné un paysage tourmenté célèbrant l'improbable union de la mer, de la lave et de la roche en fusion.

Ainsi naquit la presqu'île de Scandola, aujourd'hui remarquable par la richesse préservée de son relief, de sa faune et de sa flore, sur la terre et sous les eaux.

Sur la côte occidentale de L'île de Beauté de Galéria au nord, jusqu'à Porto au sud, la presqu'île de Scandola fait pleinement mériter à la Corse son surnom de "montagne dans la mer".

Ici, un maquis impénétrable abrite une roche rouge qui se décline en une succession infernale de pitons menaçants, en falaises et failles escarpées surplombant des fonds vertigineux.

Bienvenue à Scandola, pays où la nature est reine!


La baie d'Elbo, très protégée, constitue la partie nord de la réserve de Scandola.

Le domaine de la presqu'île de Scandola, qui s'étend sur plus de 900 ha terrestres et 1000 ha de fonds marins, s'est forgé à la faveur d'éruptions.

Celles-ci ont laissé en souvenir un panorama cahotique, mais superbe! Des roches rouges, projetant des falaises jusqu'à 400 m de hauteur, sculptant des "orgues" (succession de prismes horizontaux) et figeant à la limite de l'eau et de la terre des "tufs", impressionnants trottoirs constitués d'algues et de calcaires.

N'est-ce-pas splendide..

Les nuances de couleurs et de lumières confèrent à Scandola, comme à l'ensemble du Golfe De Porto, son caractère unique!

Protégé dans le cadre d'une réserve naturelle, géré par le parc naturel régional de Corse, le monde minéral de Scandola, dans son authenticité brute, est un fabuleux conservatoire.

Sa flore est exceptionnelle:

Sur terre, les lys de mer s'accrochent aux parois, tandis que le maquis accueille le pin d' Alep, l'arbousier et la bruyère arborescente.

Dans l'eau, ici, la plus limpide de toute la méditerranée occidentale, une végétation exubérante se développe avec notamment les herbiers de posidonies et près de 450 espèces d'algues.

Dans le ciel de Scandola planent le balbuzard et le faucon pèlerin, dans un ballet où peuvent se croiser le cormoran, le goéland ou la fauvette.

Aux creux des roches, se faufilent la couleuvre verte et jaune, tandis que la chauve-souris s'accroche à l'abri d'une faille profonde et que le maquis frémit des avancées des renards, des belettes et des rats surmulots.

Sous l'eau, le spectacle est plus fabuleux encore, avec ses familles de dauphins bleu et blanc, ses marsouins et ses 125 espèces de poissons (mérou, espadon, thon, murène...).

Enfin, c'est ici que les derniers phoques moines de Corse avaient trouvé refuge, à la fin des années 1960.


A partir de la Punta Validori, au nord, la silhouette de lapresqu'île de Scandola se dessine au rythme des renforcements imposés par les baies successives.

La première, la baie de Focolara, est gardée par la Punta nera, à laquelle se succède la baie d'Elbo, qui se creuse jusqu'à la Punta Palozzo.

Puis, la côte très découpée, s'oriente alors plein sud jusqu'à la hauteur de l'île de Gargalo, juste en face.

La côte recule dans les terres. Nous sommes sur la baie de Solana, qui caresse le littoral jusqu'à Punta Muchilina.

Parvenus plus à l'est, à la Punta Scandola, c'est le golfe de Girolata qui forme à son tour un profond arrondi.

17.04.07

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Nous allons rester un peu dans les massifs montagneux de la Corse, et aujourd'hui je vous parlerai des Aiguilles de Bavella.

Les Aiguilles De Bavella,la beauté du diable.

A quelques kilomètres du mont Incudine, 2 136m, point culminant de la Corse-du-sud, le massif de Bavella érige ses murailles dentelées 800m au dessus d'un plateau couvert de forêts de pins.

Aiguilles, lames et pointes surgissent de cet ensemble taillé dans un granite rose qui se décline, lorsque se couche le soleil, en une variété de nuances.

A une trentaine de kilomètres au nord de Porto-Vecchio, au coeur de l'Alta Rocca, vieille montagne au relief capricieux qui fait la fierté de la Corse-du-Sud, les célèbres aiguilles de Bavella, également connues sous le nom de cornes d'Asinao, dressent leurs fiers éperons au-dessus d'une superbe forêt domaniale.

Comme les hauts sommets himalayens, les aiguilles de Bavella portent des noms et des numéros.

Se dressant au sud de de la chaîne montagneuse qui traverse l'île du nord au sud, le massif de Bavella est composé de roches les plus dures parmi celles qui constituent le socle cristallin de la Corse.

C'est l'inégale capacité de résistance des granites à l'érosion, qui est à l'origine de ce décor grandiose.

Seuls les granites alcalins des hauts reliefs , plus résistants que ceux des cuvettes et des plateaux, ont été épargnés par l'érosion des glaciers au quaternaire.

Ces murs de granite, cisaillés par de nombreuses fractures verticales aux cimes acérées, peuvent atteindre 900m de hauteur.


La forêt de Bavella, un itinéraire réputé sportif au coeur des passages rocheux et des pins laricio.

Si les aiguilles de pierre captent immédiatement le regard, la forêt qui se profile en contrebas mérite également une attention particulière.

Pins maritimes et pins laricio, sculptés par le vent, couvrent près de 930 ha.

Depuis 1950, des sapins, des cèdres et des châtaigners ont été plantés.

Le mouflon corse peuple en abondance les massifs rocheux et les sous-bois qui lui garantissent une importante réserve de nourriture.

Un couple de gypaète barbu, grand vautour dont on compte huit couples en Corse, a choisi de s'installer sur ces cimes sauvages, attiré sans doute par la présence des mouflons.

La sittelle Corse.

Une trentaine de couples d'aigles royaux ainsi que la sitelle corse, espèce endémique aux pinèdes des montagnes de l'île, sont également présents sur le site.

Le pin laricio est le seigneur des grandes forêts montagneuses de Corse.

Cet arbre, souvent centenaire, peut dépasser 50 mètres de hauteur..Les romains l'utilisaient déjà pour façonner les mâts de leurs galères.

A l'époque où l'on cherchait des troncs longs, droits et durs pour créer les grands vaisseaux de guerre. Les régions qui accueillaient le laricio étaient très convoitées.

L'amiral Nelson y pensait précisément en 1974, quand il assiégea Bastia et Calvi, où il devait d'ailleurs y perdre un oeil.

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