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30.04.07

Permalien 23:33:59, Catégories: nephthys  

1er mai

Le 1er mai, est un jour férié, c'est la fête du travail.

Depuis 1947, le 1er mai est un jour chômé et payé en France.

Traditionnellement ce jour est consacré aux défilés des syndicats dans les grandes villes.

C'est aussi un jour de fête pour le muguet, car la tradition populaire veut qu'on offre un brin de muguet comme porte bonheur.

Origine du premier mai

La Fête du Travail

1793, le 24 octobre, dans son rapport sur le calendrier lu à la Convention, Fabre d'Églantine institue une fête du Travail, le 19 septembre.

Saint-Just, dans les Institutions républicaines, établit des fêtes publiques le 1er de chaque mois.
La fête du Travail aura lieu le 1er pluviôse (20 ou 31 janvier.).

1848 la Constitution institue une fête du Travail dans les colonies pour effacer les dégradations dues à l'esclavage, elle est fixée au 4 mars (abolition de l'esclavage en France et dans les colonies).

En 1886, aux Etats-Unis, à Chicago, des émeutes ont éclaté car les ouvriers ne voulaient plus travailler plus de 8 heures par jour.

1889, le Congrès international socialiste de Paris adopte le premier mai comme jour de revendication des travailleurs. Sur proposition de Raymond Lavigne (né 17-2-1851), le Congrès décide d'organiser une manifestation internationale à date fixe pour que le même jour les ouvriers demandent la journée de 8 h. Le premier mai est choisi, l'American Federation of Labor l'ayant déjà adopté.

1890, en France, dans les tracts appelant à la manifestation, l'idée d'une fête du travail est souvent associée à la revendication pour les 8 h (sans doute pour entraîner plus de monde).
Importantes manifestations à Paris, dans 138 villes de province et dans le monde (All., Autriche-Hongrie, Roumanie, Belgique, Hollande, Italie, Pologne, Espagne, G.-B., Suède, Norvège, Danemark, USA).

Plusieurs congrès nationaux conseillent que cette manifestation soit renouvelée
En 1891, manifestations à l'étranger, en France, à Fourmies (Nord), l'armée tire sur la foule : 10 morts.

Le Congrès international socialiste de Bruxelles donne au premier mai son caractère annuel et international. Il sera célébré chaque année à partir de 1892.
1906 en France lors du 1er mai, manifestation violente pour obtenir la journée de 8 h. A Paris, 800 arrestations et nombreux blessés.

1919, le 25 avril, loi rendant obligatoire la journée de 8 h.
Le premier pour fêter ces 8 h, manifestation importante à Paris, nombreux blessés.

1937 : premier mai, Front populaire, grande manifestation.

1941, le 12 avril loi consacrant le 1er mai comme fête du Travail et de la Concorde sociale (chômé, sans perte de salaire, mais 50 % de celui-ci sera versé au Secours national).

1947, le 29 avril :
Le 1er Mai est déclaré jour chômé et payé (donc légalement il n'existe pas de fête du Travail en France, mais un jour férié).

Le muguet du 1er mai :

Le premier mai, c'est aussi la fête du muguet cueilli en forêt en famille.

C'est un porte-bonheur car c'est la fleur qui symbolise le BONHEUR.

En 1890, lors du premier mai, les manifestants portent un petit triangle rouge, symbole de la division de la journée de travail en "trois huit " :
travail, sommeil, loisirs.

Plus tard, ils fleuriront leurs boutonnières d'églantines, symbole de la foi en la Révolution et fleur traditionnelle du nord de la France (d'où le surnom donné aux socialistes vers 1900 : les églantinards).

1907, lors du 1er mai, le muguet, fleur traditionnelle de l'Ile-de-France (Chaville, Meudon), apparaît.

1936, au 1er mai, on vend des bouquets de muguet cravatés de rouge

16.04.07

Permalien 15:00:09, Catégories: nephthys  

La fête de Pâques

Pâques, ou de pâques, est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion (du grec "pathos": souffrir) et sa crucifixion le vendredi saint, veille du sabbat. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.

Pâque, de l'hébreu Pessah « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte.

Ce mot a servi à désigner la fête chrétienne car, d'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 8 jours) qu'eut lieu la résurrection de Jésus. La forme « Pâque » est utilisée pour désigner cette fête dans les Églises orthodoxes. Pour les autres Églises, cette forme est vieillie.

Date de Pâques

Pâques et les fêtes qui y sont liées se déroulent à des dates variables du calendrier grégorien (qui suit le mouvement du Soleil et les saisons). En fait, elles sont basées sur le calendrier lunaire, comme celui utilisé par les Juifs pour fixer notamment la date de la Pâque juive.

Après le Ier concile de Nicée en 325, il fut décidé que le calcul de la date de Pâques se ferait selon une règle fixe. Ainsi, Pâques est célébrée le dimanche après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps. Donc le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l'équinoxe de printemps. Dans la pratique, il est plus simple de revenir aux origines : Pâques correspond au premier dimanche qui suit la première pleine lune de Printemps. En revanche, la date peut varier suivant la longitude de la ville où l'on effectue l'observation. Les catholiques choisissent bien entendu Rome.

Finalement, toutes les églises acceptèrent la méthode d'Alexandrie qui place l'équinoxe de printemps dans l'hémisphère Nord le 21 mars (alors que le vrai peut intervenir un ou deux jours avant ou après).

Un problème, apparu plus tard, est la différence des pratiques entre les églises occidentales et les églises orthodoxes. Les premières adoptent le calendrier grégorien pour calculer la date de Pâques, alors que les dernières utilisent toujours le calendrier julien originel. Le Conseil œcuménique des Églises proposa une réforme de la méthode de détermination de la date de Pâques lors d'un sommet à Alep (Syrie), en 1997. Cette réforme aurait permis d'éliminer les différences de dates entre église occidentales et orientales ; elle devait entrer en application en 2001, mais échoua.

Le calcul de la date de Pâques est assez complexe et connu sous le nom de Comput. Il existe des tables traditionnelles, mais aussi des algorithmes plus mathématiques pour la retrouver. La première méthode développée par Carl Friedrich Gauss avait quelques erreurs : en 1954 (la formule donnait le 25 avril au lieu du 18 avril) et en 1981 (le 26 au lieu du 19 avril). De nombreux autres mathématiciens ont depuis développé d'autres formules. Voir des calculs détaillés dans l'article du calcul de la date de Pâques.

Les deux jours de Pâques (le dimanche et le lundi) sont reconnus comme jours fériés par la plupart des pays de tradition chrétienne, excepté aux États-Unis où Pâques est célébrée seulement le dimanche de Pâques et non pas aussi le lundi de Pâques. En France par exemple, le lundi de Pâques est férié depuis la loi du 8 mars 1886. Dans les département de l'Alsace et en Moselle le vendredi saint, qui précède le dimanche de pâques est également férié.

Les symboles de Pâques et leur signification
La lumière
Pour les chrétiens, le symbolisme de la lumière de Pâques a un sens cosmique. La référence à l'équinoxe et à la pleine lune (voir plus haut la Date de Pâques) n'est pas pour eux quelquechose de fortuit : elle est voulue par Dieu lui-même. Ce n'est qu'à l'équinoxe que le Soleil éclaire toute la Terre tandis que, au même moment, la pleine lune continue à réfléchir ses rayons pendant la nuit.

Certains symboles de la fête de Pâques sont à retrouver parmi ceux de la fête juive de Pessa'h et ont pris une autre signification par rapport au Christ. D'autres se rapportent aux épisodes relatés dans les Evangiles

L'Agneau
La meilleure identification provient du chapitre 53 du prophète Isaïe (verset 5 à 7) Mais il était transpercé à cause de nos crimes, Écrasé à cause de nos fautes ; Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l'Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous. Il a été maltraité, il s'est humilié et n'a pas ouvert la bouche, Semblable à l'agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n'a pas ouvert la bouche.

Le fils d'Abraham se transforme en fils de Dieu : Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très–Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. (Luc chapitre 1, verset 31 et 32). C'est d'ailleurs à cause de cette seule affirmation qu'il sera crucifié : Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. - (Jean 19:7).

Le bélier que trouve Abraham devient l'Agneau de Dieu : Le lendemain, il vit Jésus venir à lui et dit : Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. (Jean 1:29)

Il ne dit rien : Jésus garda le silence et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau et lui dit : Es–tu le Christ, le Fils du (Dieu) Béni ? (Marc chapitre 14, verset 61)

Mais cette mort mène à la résurrection : Jésus commença dès lors à montrer à ses disciples qu'il lui fallait aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. (Matthieu 16:21) mais que l'on retrouve aussi dans (Matthieu 20:19 - Luc 9:22 - Luc 13:32 - Luc 18:33 - Luc 24:46).

Le sang
Le sang des béliers servait de signe pour épargner les Hébreux lors de la délivrance et de la sortie d'Égypte : Quand l'Éternel traversera l'Égypte pour frapper et qu'il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l'Éternel passera par–dessus la porte et ne laissera pas le destructeur entrer dans vos maisons pour (vous) frapper. (Exode 12:23).

Ce même sang permet la relation avec Dieu via le Christ : C’est pourquoi Jésus aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. (Hébreux 13:12)

L'évangile
Jésus et ses disciples (tous juifs) ont donc naturellement fêté cet événement tout en lui donnant un sens plus profond (pour les chrétiens), car assimilant la sortie d’Égypte à la délivrance définitive de la désobéissance à Dieu (une des significations du mot péché) : Et leurs cadavres (resteront) sur la place de la grande ville, qui est appelée dans un sens spirituel Sodome et Égypte, là même où leur Seigneur a été crucifié. (Apocalypse, chapitre 11, verset 8)

Le pain
Concernant le pain, les chrétiens sont aussi appelés à ôter le levain de leur vie. Dans l'Évangile, cela prend une signification spirituelle :

« Sur ces entrefaites, les gens s’étant rassemblés par milliers, au point de s’écraser les uns les autres, Jésus se mit à dire en premier lieu à ses disciples : Gardez–vous du levain des Pharisiens, qui est l’hypocrisie (Luc 12:1) »

Ou encore dans une lettre de saint Paul :

« Il n’est pas beau, votre sujet de gloire ! Ne savez–vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Purifiez–vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de perfidie et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité. (1 Corinthiens, chapitre 5, versets 6 à 8) »

Fête religieuse
Pâques est une fête dite « d’obligation » dans l'Église catholique, c'est-à-dire qu’il est obligatoire de chômer et d'assister à la messe. Pendant longtemps, Pâques était le jour de l'année où les fidèles allaient communier, ce qui leur imposait d'aller se confesser préalablement. On employait l'expression « faire ses Pâques ». C'est aussi l'occasion pour le pape de prononcer sa bénédiction urbi et orbi.

Traditions populaires
Dans les pays chrétiens, l'œuf de Pâques est le cadeau favori le jour de Pâques.

En Allemagne, en Suisse, en Autriche, en France dans la région d'Alsace et le département de la Moselle, le lundi de Pâques s'accompagne d'un autre jour férié : le « Karfreitag », soit le Vendredi saint. Pâques y est donc considéré comme une sorte de deuxième Noël et il n'est pas rare que les gens s'offrent des cadeaux entre eux à cette occasion. Autre particularité : les œufs de Pâques sont apportés par le lièvre de Pâques (Osterhase).

Comme pour Noël, les Suisses et les Allemands décorent leur maison à l'approche de Pâques. Chocolats et diverses décorations souvent en forme de lapin ornent ainsi les boutiques et les appartements. On y fait aussi des bouquets de Pâques sur lesquels on accroche divers sujets et des œufs peints. Les arbres dans les jardins ont droit aussi à une parure multicolore avec l'arrivée du printemps, les œufs et lapins poussent partout !

En Belgique et en France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le jeudi saint, les cloches sont silencieuses. On dit qu'elles sont parties pour Rome, et elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu'elles laissent tomber à leur passage.

En Allemagne et en France, le repas de Pâques est souvent l'occasion de partager un rôti d'agneau accompagné de flageolets.

Les Américains espèrent que l’« Easter Bunny » leur apportera des lapins en chocolat et des sucreries dans un panier tressé.

Pâques a donné naissance au prénom « Pascal ».

Mais pourquoi offre-t-on des oeufs à Pâques ?
Cette tradition remonterait à l'Antiquité. Déjà, les Egyptiens et les Romains offraient des oeufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance. L'Eglise ayant instauré au IVe siècle l'interdiction de manger des oeufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les oeufs pondus depuis le début du Carême -n'ayant pas été mangés - étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n'est plus observé aussi strictement mais la tradition d'offrir des oeufs, y compris en chocolat, est restée pour le plaisir des petits et des grands.

30.03.07

Permalien 11:19:50, Catégories: nephthys  

Poisson d'avril!!!

Un poisson d'avril est une plaisanterie, voire un canular, que l'on fait le 1er avril de chaque année à ses connaissances ou à ses amis. Il est aussi de coutume de faire des canulars dans la presse, aussi bien écrite, radio- et télédiffusée, et plus récemment sur Internet.

Pour les enfants, il consiste à accrocher un poisson de papier dans le dos de personnes dont on veut se gausser. « Poisson d'avril ! » est aussi l'exclamation que l'on pousse une fois qu'une des plaisanteries est découverte, ou pour avertir la victime d'un canular que l'histoire qu'on vient de lui raconter est fausse.

Origines:

Une explication totalement légendaire avance que cette tradition trouve son origine en France, en 1564. Jusqu'alors, l'année aurait commencé au 1er avril, mais le roi de France Charles IX décida, par l'édit de Roussillon, que l'année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l'année civile n'a jamais débuté un 1er avril. Si l'origine exacte de l'utilisation des poissons reste obscure (peut-être l'ichtus chrétien), la légende veut que plusieurs de ses sujets se rebiffèrent à l'idée qu'on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l'occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. Ainsi naquit le poisson, le poisson d'avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n'acceptent pas la réalité ou la voient autrement[1].

Cette coutume de faire des plaisanteries s'est répandue dans de nombreux pays, bien que le poisson ne soit pas toujours exporté en même temps :

les Britanniques ont conservé leur April Fool's Day (certains Écossais parlent aussi de Gowk ou de Cuckoo),
les Allemands ont leur Aprilscherz,
en plus de la France, cette coutume existe aussi en Belgique, au Québec, en Italie, aux États-Unis, en Suisse ou même au Japon.
Cependant, les conjectures demeurent : ou bien on voulait marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, ou bien on voulait prolonger la période du carême, où il n'était permis de manger que du poisson, ou bien on voulait confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l'année, celle du frai, où la pêche était interdite.

En France, au début du XXe siècle, on s’envoyait de jolies cartes postales toutes ornées d’un poisson d’avril et richement décorées. On s’écrivait, pour cette occasion, des messages chaleureux et on s’envoyait des vœux[2].

Il existe, aussi en Espagne, une fête comparable, qui tombe cependant le 28 décembre. C'est le jour des saints innocents (dia de los santos inocentes ou dia de los inocentes), qui commémore le massacre des Innocents commis, selon la Bible, par Hérode. Croisé avec des rites païens comme la fête des Fous, il est devenu le jour des plaisanteries et des canulars, à la manière de notre premier avril. C'est un petit personnage de papier que l'on accroche au dos des personnes dont on veut se moquer.


Quelques idées de farces et de fausses infos relevées dans les médias à l'occasion du 1er avril

Les médias (Télévision, radios, journaux quotidiens et hebdomadaires) sont toujours partants pour donner de leur plaisanterie le 1er Avril. Leurs informations-gags doivent être fausses, mais cependant rester crédibles pour bien fonctionner. Pour cela, l'idéal est de fondre le plus possible cette information dans le flot des autres.

Quelques poissons d'avril dans la presse internationale en Avril 2000

Belgique: le quotidien le Soir annonce l'instauration d'une prime aux "skieurs civiques" qui renonceraient aux sports d'hiver en Autriche, du fait de la participation de l'extrême-droite au pouvoir. (Le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel avait, au moment de la formation du gouvernement avec des ministres d'extrême droite à Vienne, lancé un appel (bien réel) aux Belges à ne pas aller aux sports d'hiver dans ce pays, avant de modérer ses propos).

Grèce: le grand journal du nord Makedonia de Salonique annonce en première page la venue imminente de Boris Eltsine, avec un reportage accompagné d'un photomontage.

Portugal: le quotidien sportif A Bola annonce la décision de l'UEFA de retirer au Portugal l'organisation de l'Euro-2004 de football, en raison de la multiplication de scandales dans le football portugais.

Grande Bretagne:
- l'Express annonce une invention permettant aux fermiers de rester chez eux, un "pager" incrusté dans chaque oreille de la vache émettant un signal faisant accourir l'animal à l'étable.
- Le Daily Mail présente les chaussettes mange-graisses, les FatSox, pour maigrir sans effort.
- Selon le Daily Star, la reine va annoncer la création d'un "e-timbre" pour les utilisateurs d'email qu'ils devront apposer sur chacun de leurs messages pour compenser la perte financière subie par la poste anglaise Royal Mail.

Suisse: selon Le Courrier, les fabricants d'emmental vont porter plainte contre la commune d'Emmen, pour atteinte portée à l'image du pays en refusant la nationalité suisse à des étrangers.

Roumanie: les cibles des poissons d'avril sont les deux principaux candidats à la présidence.
"Je suis un agent du KGB", titre en Une le quotidien Ziua sous une photo de l'ex-chef de l'Etat Ion Iliescu, accusé souvent par les médias d'être "l'homme de Moscou".
Selon le quotidien National, le président Emil Constantinescu a invité en Roumanie le groupe britannique Spice Girls comme agent électoral.

Pologne: le quotidien Gazeta Wyborcza annonce que l'évêché de Radom va lancer un bureau matrimonial catholique. Les clients devront signer un engagement à fonder une famille nombreuse, perpétrant les valeurs
traditionnelles catholiques.
L'agence PAP rapporte que l'Oscar que vient de recevoir Andrzej Wajda pour son oeuvre est un faux. Le cinéaste devra retourner à Hollywood pour récupérer le vrai Oscar lors d'une nouvelle cérémonie.

Algérie: le Jeune Indépendant annonce la nomination d'un parlementaire algérien, Abdelkader Hadjar, connu pour ses positions anti-françaises, comme ambassadeur à Paris, et la nomination de la députée trotskiste Louisa
Hanoun comme ambassadeur à Washington.

Afrique du sud:
- le Star de Johannesburg engage les automobilistes à rouler phares allumés, ce qui contribuera, par une réaction moléculaire en chaîne, à créer un trou dans l'atmosphère contrebalançant le trou d'ozone.
- Le Saturday Argus du Cap annonce que pour diminuer la densité des foules dans les rues, les autorités ont décidé de créer des trottoirs à sens unique

Quelques idées de farces pour les enfants

- Mettre du sel sur la brosse à dents
- Mettre du vernis à ongle sur les craies (les craies n'écriront plus!)
- Mettre du cachou ou de la réglisse sur un peigne
- Mettre du sucre dans la salière ou du sel dans le récipient à sucre (prenez soin de stocker le sucre ailleurs dans ce cas)
- Faites dépasser des chaussures dessous le rideau pour faire croire que quelqu'un s'y cache.
- Faites de fausses araignées (en laine),et dispersez les partout.
- Entre amis et copains, on peut aussi se faire des blagues téléphoniques (ou des SMS) ou autres.
- Reculer les horloges, cadrans, montres d'une heure
- Si quelqu'un que vous connaissez a l'habitude de manger des biscuits fourrés à la vanille, enlevez la vanille et remplacez la par du dentifrice
- Dites à votre papa que vous avez renversé du coca-cola sur le clavier de son ordinateur et que ça a fait un court-circuit
- Mettre des bouchons de bouteille dans le lit sous la couverture
- Mettre du papier collant sur les branches des lunettes pour les tenir fermées
- Accrocher un poisson en papier dans le dos de qui se présente
- Décoller les étiquettes qui entourent les boites de conserves pour les échanger (papier de la boite de haricots verts recollé sur la boite de petits pois...)

Le Poisson d'Avril de Boris Vian

Un poisson d'avril
Est venu me raconter
Qu'on lui avait pris
Sa jolie corde à sauter

C'était un cheval
Qui l'emportait sur son coeur
Le long du canal
Où valsaient les remorqueurs

Et alors
Un serpent
S'est offert comme remplaçant
Le poisson très content
Est parti à travers champs

Il saute si haut
Qu'il s'est envolé dans l'air
Il saute si haut

Boris Vian

26.02.07

Permalien 13:32:32, Catégories: nephthys  

Carnaval… L’étrange fête des masques

Aujourd'hui, Carnaval n'est plus considéré que comme la célébration des masques... de n'importe quel masque ! Cette fête n'a plus, pour la majorité des individus, qu'un sens de plaisanteries, déguisements, nourritures... ne contenant plus la haute valeur symbolique de ce moment calendaire ouvrant l'année solaire avec son équinoxe de Printemps accompagné de toutes ses traditions.

La mort de Monseigneur Hiver
Le mois de Mars annonce la fin du froid et le renouveau solaire avec des conditions météorologiques de plus en plus clémentes. La vie reprend ses droits.
La défaite des rigueurs hivernales se célébrait au Moyen-Age au travers de la dualité des éléments : froid-chaud, humidité-sécheresse, latence-action, mélancolie-joie, et surtout passé-futur ! La forme primitive de cette célébration était la condamnation d'une victime engoncée dans des fourrures et de la paille représentant l'hiver : après une parodie de chasse très bruyante, des personnages vêtus de fleurs, de feuilles et d’habits légers et vivement colorés lançaient branchettes, pétales et bourgeons naissants. A l'issue du procès, un mannequin de fourrages et de bois se substituait alors au captif pour être brûlé afin d'emporter avec lui dans le feu tous les maux vécus l'an passé.

Substitutions symboliques
Nous notons que notre Carnaval actuel est une lente dérive, de plus en plus dénuée de sens, de cette fête païenne et solaire ouvrant la nouvelle année cyclique. La course poursuite est remplacée par quelques processions de chars décorés et suivis par des hordes déguisées et masquées lançant, en remplacement des pétales et bourgeons, des confettis colorés. La liesse ignorante remplace la richesse des symboles anciens traditionnels.

Les peurs interdites
Les masques symbolisaient les vieilles divinités bénéfiques qui ressurgissaient pour se réincarner l'espace et le temps d'une fête.
Dans son fond, le Carnaval a pour origine un sens nécessaire de parodie de subversion. C’est cet aspect qui le fera mettre à l'index par l'Eglise et l'Autorité en place car il sera considéré comme une prise de pouvoir, la contestation et surtout l'inversion de toutes les formes d'ordres établis : "On" se masquait pour donner libre cours à ses pulsions... "On" se masquait pour se laisser posséder par les anciennes divinités oubliées et interdites qui, en échange, cédaient un peu de leurs forces... "On" se masquait pour dénoncer l’autorité, sans danger d'arrestation, et ridiculiser ce qui en était l'extériorisation : administration, religion, justice...

Terreur symboliques
La terreur symbolique des masques était bien connue :
- "Lunaires", ils sont les forces cycliques, liquides, cosmiques.
- "Bêtes sauvages", ils sont l'instinct libéré, la vie primitive et absolue, la force sexuelle salvatrice de la race.
- "Maures", ils sont le rappel des terreurs guerrières souvent aveugles et injustes.
"Végétaux", ils sont souvent un potiron offrant sa face rebondie et... ambiguë. C'est aussi le rappel de la végétation, des rameaux, du renouveau de la nature.
- "Obscurs", ils sont la mort indispensable au cycle de la vie. Ils représentent aussi la peur des ténèbres et de leurs forces maléfiques. Les montrer était un peu comme les exorciser, les dompter, les maîtriser et en faire des alliés.

L'espace d'un calendrier
Le temps du Carnaval se déroule de l'Epiphanie au début du Carême. Le rite est alors alimentaire et lié au déroulement religieux. Les "Jours Gras" se retrouvent les dimanche, lundi, avec leur point culminant : "Mardi Gras". Puis arrive le mercredi des "Cendres" ouvrant le jeûne qui se prolongera jusqu'à la "Pâques". Observons que ce cycle est basé sur une durée de 4 semaines et donc de 28 jours. Il est de fait lunaire et résolument cyclique, sanguin et féminin.

L'origine d'un mot
"Carnaval" apparaît pour la première fois dans notre vocabulaire en 1578. On le trouve au XVème siècle sous le mot "Carneval". L'origine en serait "enlever la viande" et s'attacherait surtout au Mardi Gras, dernier jour où l'on pouvait encore manger de la viande. C'est cependant dans les langues nordiques que ce mot prend toutes ses valeurs véritables et symboliques. Les origines germaniques nous donnent : Carnaval se prononce "Fasching". Ce mot viendrait de "Fasten": jeûne, carême. "Fasten" dériverait de "Falsen": engendrer, reproduire... En allant plus loin, "Fasten" donne "Fastnacht": nuit de la fécondité. Cette dernière ne serait autre que l'éveil des mondes végétal et animal. Pour les Goths, ce moment était la première "retrouvaille" du soleil "montant" avec sa promise printanière.
Alain de Benoist ajoute judicieusement que « la filière "Fasten-Fastnacht" ne serait qu'une dérivation ecclésiastique. On serait alors passé, l'Eglise aidant, de la fécondité (un "plus") au carême (un "moins"), par un processus "d'inversion de sens" très comparable à celui que nous avons déjà signalé consistant au cours de la fête à "brûler Carnaval" (le printemps) au lieu d'un mannequin assimilé à l'année ou aux maux passés (l'hiver). »

Et le Zodiaque au rendez-vous...
Le 21 mars, équinoxe de printemps, annonce le signe du Bélier, premier signe du cercle zodiacal. Il ouvre l'année solaire avec l'éveil de la nature... Le bélier est patronné par le maître du mois (ou de son "Moi") Mars : Dieu de la guerre et de la combativité. Bélier avec sa dominante de feu est lancé vers l'avenir avec son symbole de chef de horde à l'image cornue. Ne faut-il pas y comprendre l'ambivalence du Christ cornu de la chapelle souterraine de Chartres ?

Petite galerie commémorative
Ce mois de Carnaval contiendrait à lui seul une charge symbolique d'évènements remarquables dont nous pouvons retenir sommairement :
- En Bulgarie, ce mois est le seul du genre féminin.
- C'est en mars que "Pioner" emportait dans l'univers le message de la Terre à d'autres civilisations extra-terrestres.
- Mars pour les Grecs est le moment où les morts visitent les vivants.
- 11 mars 1314 : Les dignitaires de l'Ordre du Temple meurent sur leurs bûchers… Etait-ce pour eux le moment du ‘retour promis par’ l'Ultime Initiation du feu?
- 18 mars : Sheelah, déesse de la fécondité, est célébrée ce jour. L'Eglise en fera la Mère ou l'Epouse de St Patrick, patron de l'Irlande.
- Autour du 19 mars : retour des premières migrations d'oiseaux.
- 20 mars : fête de la déesse Isis, gérante de la fécondité, du mariage, de l'agriculture, patronne des marins et des Morts.
- 24 mars : Pâques Juive. Moïse conduit les Hébreux vers "le Passage". Cette fête dite PESSAH célèbre l'ange de Dieu qui détruisit les enfants égyptiens, épargnant ceux des Hébreux.
- 24 mars 1989 : naissance d'Iris... fille fleur de l'Arc-en-Ciel.
- 25 mars : célébration du culte à Cybèle.
- 28 mars : Sainte Thérèse d’Avila naît ce jour-ci, en l’an 1515.

Pour conclure, notons encore que "Carnaval" donna naissance au mot : "Charivaris" qui était le vacarme fait pour éloigner les mauvais esprits et les inviter à fuir avec l'hiver... et aux tradition du "Boeuf-Gras", du "Roi-du-Vin", de la "Mère-Folle", et de "la Fête des Fous" sur lesquelles nous ne manquerons pas de revenir prochainement.

A ce texte il nous semble judicieux d’ajouter cet extrait de notre dossier concernant BUGARACH (‘ET IN BURGARIO’) et plus particulièrement la fête des Fécos de Limoux. Rappelons que ce carnaval est sans doute un des plus longs d’Europe pour ne pas dire LE plus long… Ne pas en faire mention dans le cadre de nos recherches seraient immanquablement une erreur.

L’étrange ‘sortie de l’ermite’ à Bugarach
‘Les Fécos’ de Limoux’
Si l’on veut reprendre la ‘sortie de l’ermite de Bugarach’ il est indispensable de faire un détour par Limoux, et par son célèbre Carnaval des ‘Fécos’ dont l’origine remonterait au XIVème siècle. A cette époque, les meuniers limouxins s’acquittant pour ‘Mardi-Gras’ de leur redevance au monastère de Prouille en profitaient pour organiser d’étranges réjouissances. Cette sorte de Carnaval très particulier est probablement l’un des plus anciens de France et le plus long avec une durée proche de trois mois (de début janvier au dimanche des Rameaux: chaque week-end et Mardi-Gras). Bien entendu le spectacle est en l’honneur de sa majesté Carnaval qui, présidant à chaque phase des festivités, finira jugé (sentence lue en occitan) et brûlé en public. Cependant si cette fête est très populaire il faut supposer qu’elle est, avant tout, un événement folklorique hors du commun…
Le spectacle est assuré par deux groupes distincts : les ‘Fécos’ et les ‘Goudils’ qui se côtoient parfois sans toutefois se mêler

Le ‘tour des Fécos’ ne se déroule pas en un long défilé de parade, mais essentiellement comme une lente circumambulation sur la Place de la République. Les ‘Fécos’ sont représentés costumés en meuniers, avec un bonnet et un foulard rouges, une blouse et un pantalon blanc, chaussés de sabots et un fouet enrubanné à la main.
Cette forme de Carnaval reproduit les règles du théâtre ancien par ces trois notions classiques : lieu, temps, action, seulement sur la place du bourg, un seul jour par ‘bande’ de Fécos, et enfin toujours selon un rite unique pour tous.
Le plus étonnant est la ‘danse des Fécos’ : pas et gestes lents, hiératiques, accomplis selon un rythme lancinant, les bras levés… Seules les mains semblent dessiner dans l’espace un rite gestuel secret qui, avec d’étranges pas de danse, ne cessent d’intriguer les ethnologues et les folkloristes…

Les dates balisant l’évolution de cette fête sont religieuses : le mercredi des Cendres, le jour des Rois, le lundi suivant Mardi-Gras et le dimanche de Mi-Carême. Cependant l’Eglise imposait la fin du Carnaval avant le dimanche des rameaux et interdisait les ‘sorties’ un mercredi des Cendres. Il semble évident que cette interminable festivité soit les restes profonds d’une cérémonie rituelle introduisant gestes, rythmes, déplacements suivant la ronde traditionnelle… « une sorte d’envoûtement pseudo – mystique ou magique », écrivait René Nelli.

Le rituel s’achevait par l’exécution de sa ‘majesté Carnaval’ brûlé sur son bûcher… Là encore il s’agit de l’aspect magique et purificateur du feu sanctionnant la fin d’un cycle. Chaque fois, renaissant de ces cendres, Carnaval revient en ‘majesté’… chaque fois accablé des maux annuels de l’humanité ; tel un Phénix, il se charge de l’annulation magique d’un passif embarrassant.
« Adiù pauré Carnabal »… psalmodiaient les vieux limouxois, jusqu’à l’année prochaine…

Que sont nos ermites devenus…

Plusieurs cantons de ce secteur de l’Aude avaient également une fête votive connue sous le nom de ‘sortie de l’ermite’. C’est ainsi qu’était célébrée cette cérémonie à Arques, Couiza, Espéraza, Montazels et Bugarach. Cependant, dans les années 1940 à 1950, le rite tombe en désuétude et n’est plus pratiqué. La date choisie pour l’événement était pourtant le Jeudi des Cendres ! A cette occasion, on faisait souvent appel pour faire « correr le biou » (courir le bœuf) à des chapeliers de Bugarach… Il leur était octroyé le foie de l’animal en remerciement des ‘cordes et cuir à boeuf’, indispensables leurres pour faire courir le bœuf dans le village. Etait-ce là une simple récompense habituelle ou un don hautement symbolique en raison du fait que cet abat avait la ferme réputation de contenir une grande partie vitale et magique de la force du bœuf ?

Là encore le sacrifice d’un bœuf (par analogie considéré comme un taureau) est un acte sacré réservé à un rite collectif, par le partage du festin votif qui en découlait systématiquement. Pour le plaisir de partager un moment de grande joie, une large part de nourriture, mais aussi en raison des superstitions et croyances liées à l’événement, aucun habitant du bourg ne voulait manquer cette cérémonie.
Nous pouvons noter encore que le Mercredi des Cendres sert de point crucial afin de localiser la cérémonie dans le temps.
Pour le déroulement du rite, l’Ermite est particulièrement costumé et grimé. A l’image des Goudils, son visage est enduit de noir de fumée selon un mode immuable. Il revêt, sur ses habits, une longue chemise de femme ‘féminisée’ à l’extrême (ornements dentelliers exagérés) et doit porter un chapeau melon rappelant l’artisanat chapelier de Bugarach. Le ‘costume’ est complété avec l’indispensable long bâton de marche rappelant le cheminement obligatoire de l’ermite… Le périple dans le village suivait toujours la même formation : précédent la cohorte des ermites ainsi costumés, un Ermite ouvrait la marche. Lui seul portait une très haute croix de bois ornée en son centre de chapelets de pèlerinage au ‘Mont des Oliviers’. Les bras de croix supportaient des victuailles et des calebasses à vin aux extrémités. Au son de ‘L’air des Ermites’ le cortège déambulait dans le bourg et récupérait le maximum de provisions destinées au repas clôturant le défilé. Les femmes n’y étaient jamais admises.
Tout ici semble symbolique une fois de plus. Par exemple le port de la chemise de femme par un homme était-il être considéré comme un défi à la Bible interdisant à l’homme d’endosser un vêtement féminin (Deut. XXII,5) ? Où plutôt l’occasion, une fois l’an, de pouvoir simuler ou bénéficier de la réceptivité féminine à différentes forces naturelles et magiques … Peut-être encore de pouvoir, l’espace de quelques instants, figurer l’état de l’être androgyne dans l’intime union, même artificielle, des opposés, des dualités, des interdits et des ultimes tabous ?.. Ou bien toutes les solution à la fois ?

Iris Douzet

Mascarade ou Monsieur Carnaval ?

Sans cesse on prend le masque, et quittant la nature,
on craint de se montrer sous sa propre figure."
[ Nicolas Boileau ] Extrait de Epîtres

Petite Histoire de masques ?
Depuis l'Antiquité, les différents peuples ont institué des fêtes joyeuses : les fêtes d'Isis chez les Egyptiens, les Bacchanales en Grèce, les Saturnales et les Lupercales à Rome. Festins, musiques, danses, déguisements, licence extrême formaient le fonds de ces réjouissances. En Gaule, il y avait la grande fête de l'hiver : la cueillette du gui.
Après la conquête, les coutumes indigènes et les usages romains se confondirent. L'église chrétienne toléra et, dans une certaine mesure, régularisa ces amusements.
Par exemple, la fête de l'Ane, la fête des Fous et celle des innocents. Le temps consacré à la fête païenne fut adopté par les chrétiens dont le Carnaval commençait primitivement le 25 décembre et embrassait les fêtes de Noël, du jour de l'An et de l'Epiphanie.
Le mot « masque » a tant de signification et en tous les domaines, qu’une étude exhaustive parait presque impossible.
De nos jours, nous, gens de l’Internet utilisons même le terme de masque de sous réseau ou des masques en infographie, mais quittons vite ce domaine là qui est beaucoup trop technique et certainement pas intéressant pour beaucoup de nos lecteurs.
L’on trouve des masques aussi en terme de marine, qui signifient un panneau à l’arrière d’un navire, en vue de le freiner au moment de son lancement……belle image !
Puis vient La Mascarade, elle, est une danse masquée mais qui semble plus informelle, et que l'on fait à l'époque du Carnaval.

Un peu de définition :
Mascarade : Troupe de personnes masquées qui vont danser & se divertir, sur tout en la saison du Carnaval. Le mot vient de l'Italien mascarata derivé de l'Arabe Mascara, qui signifie raillerie, bouffonnerie, Ménage.
Mascarade est aussi un titre que quelques Poètes ont donné à des vers qu'ils ont fait pour des personnages de ces petites danses ou ballet.

N’oublions pas que LA MASCARADE est aussi un jeu qui, comme on peut le penser, nous propose d'interpréter des créatures de la nuit. A travers des clans, des Familles on distingue différents types de suceurs de sang, du plus conventionnel au plus exotique. Cette vision, bien que non conforme à l'idée que l'on se fait des Vampires, permet une large ouverture sur cet univers.
Depuis la nuit des temps, nous, enfants ou adultes, aimons à nous déguiser, que cela soit pour le Carnaval de Venise ou de Rio, ou bien pour les Fêtes celtiques de Samain ou Halloween, qui à elles seules doivent voir plus de masques circuler en Occident pendant une nuit tellement magique.

Evoquons la ville de Lyon et ses marionnettes pour savoir que les masques jouent un grand rôle dans nos vies. Qui ne rit pas en regardant Guignol et Gnafron, se moquer de La Société, tout en s’adressant aux enfants qui ne sont pas toujours dupes ? Le théâtre de Guignol est sans doute une bonne école de la sagesse !

Traversons les océans pour évoquer de la même façon, les masques tribaux d’Afrique ou d’Australie, les masques des Natifs Américains ou les célèbres masques chinois, si importants à la société Asiatique.

L’homme semble adorer cette façon de transformer la réalité, pour peut-être en créer une autre, nouvelle ou idéale !
L’inscription sur le fronton du Temple de la pythie de Delphes, « Connais-toi toi-même » est universellement connue, mais comment se connaître ? Faire con-naissance avec soi-même ?
Faut-il se cacher, passer par une « méta-morphose » pour enfin arriver a UNE vérité, qui dès lors s’opposera a tout mensonge ?

De nombreux exemples parsèment l’histoire, la mythologie et la littérature à ce sujet :
- Le théâtre antique et Eschyle amena que les premières règles essentielles de la tragédie, mises en scène sobre, introduction du dialogue dans le drame théâtral, costumes, masques et décors.
- Le DIEU Bacchus, personnage aux facettes multiples naît deux fois, on le sait et revient sous les traits d’une femme. Hermès le transforme provisoirement en chevreau et en cerf puis il se métamorphose, devenant successivement lion, taureau, panthère…
- JANUS est l'un des plus anciens et des plus importants Dieux du Panthéon Romain.

Il aurait inventé l'usage des bateaux à l'occasion de sa venue de Thessalie en Italie, et par ailleurs, l'usage des pièces de monnaies. C'est ainsi que les plus vieilles pièces de bronze romaines connues comportaient à l'avers l'effigie de JANUS et au revers une proue de bateau.
Il était devenu le Dieu du Commencement de toute chose, et l'on notera que Januarius veut dire Janvier en latin, porte fermant une année, et commencement d’une autre. Scission entre passé et présent.

Il est de ce fait la divinité gardienne des portes, puisque toute porte regarde des deux côtés, et son temple sur le Forum de Rome avait deux portes, une qui donnait à l'Est et une autre à l'Ouest.

JANUS est devenu Saint Jean dans la Chrétienté et l'on observera que celui-ci est fêté deux fois, au solstice d'hiver et au solstice d'été.

Symbole de l'ambivalence universelle, JANUS est le Dieu manichéen par excellence, celui qui contemple et représente à la fois le mal et le bien, la guerre et la paix, la nuit et le jour, le passé et l'avenir, le laid et le beau, ...

En ce qui nous concerne plus précisément, on peut dire que JANUS représente le moins et le plus, c'est-à-dire les deux plateaux d'une balance dont le fléau indique la position d'équilibre entre l'insuffisance et le superflu, symbole du jugement impartial de l'Expert.
(A noter pour exemple dans la littérature contemporaine, que l’on retrouve Janus dans Harry Potter, alors que le professeur Squirrel porte a la fois son visage et celui de Voldemort, face au miroir, donc sorte de porte entre le passé et le présent).

Pour suivre le « fil d’Ariane » qu’est le DIEU MYSTERE, il faudrait remplir des pages entières de notes et ce n’est pas ici notre but.
- La Divine Comédie de Dante s’achève après l’intégration absolue du savoir philosophique dans la vérité de Dieu, l’élévation de l’amour au rang de principe de tout bien et de tout mal, la résolution des problèmes politiques par la doctrine de la légitimité universelle et éternelle de l’Empire.
- Sans remonter le temps et nous arrêter a chaque époque, il semble utile de nous attarder aussi sur « La commedia dell’arte » en Italie ou « comédie de l’art », qui fût a l’origine de nombreuses pièces de William Shakespeare en particulier « La comédie des erreurs » ou « Beaucoup de bruit pour rien », mais l’Oncle Will était passé maître dans l’art des masques, et de nombreuses thèses ont été écrites à ce sujet.
« Le monde entier est un théâtre,
Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs.
Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »
(William Shakespeare) Extrait de Comme il vous plaira.

Dans La Commedia Pantalon et Arlequin montrent dans leurs habits grotesques, les caractères des habitants de Venise. Seules Lélio-Isabelle et Colombine ne portent pas de maques, signe de pureté ?

Dès lors que nous voulons nous cacher, nous allons trouver un masque, ou nous en fabriquer un sur mesure. Certains parleront d’un « rictus », mais d’autres iront jusqu’à donner une image d’eux vue a travers un prisme ou un miroir déformant, sans pour cela se révéler a nous ou à eux-mêmes

Les masques qui cachent la vraie nature de l’être (psychologiques et somatiques)
Tout est dans « l’être et le scintillement du paraître ».

Pour être à la NORME, certains feraient n’importe quoi, et je ne sais si l’on peut citer ici l’exemple du « piercing » qui est une sorte de masque tout comme le tatouage !
On les appelle « Fashion victims » !
Tous veulent ressembler à leur acteur ou chanteur favoris et le Reality Shows comme les Lofts Story et autres Star Academy ou Pop Stars, facilitent l’accession au pouvoir des « masques » !
Comme on est loin de la « commedia dell’arte » et du bon vieux Will !

Ces mêmes medias, favorisent l’usage de masques aussi, ne seraient-ce que les masques de beauté par exemple, censés cacher quelque chose et amenant une idée de beauté fictive, puisque «l’on répare des ans l’irréparable outrage » !
On se camoufle, on se maquille, et par cela même on tend à maquiller le réel, et la vérité !
Mais un être conscient peut avoir des moments ou son inconscient va prendre le pas, et lui faire revêtir une autre personnalité !
En médecine cela se prénomme schizophrénie, ou scission du cerveau !
Le dédoublement en est souvent inconscient, tel dans le cliché célèbre du docteur Jekyll et Mister Hyde.

On en arrive à avoir des masques invisibles pour un temps, mais les masques de l’âme peut-être meurtrier comme pour «le Portrait de Dorian Gray » par Oscar Wilde, l’auteur donnant la jeunesse éternelle a son anti-héros, tandis que son portrait dans le grenier, lui, vieillit et prend toutes les caractéristiques du VRAI Dorian ! Et c’est la catastrophe ! Dorian jeune et beau monte dans le grenier, découvre son portrait, vieux et hideux et se suicide ! Apparence et réalité à nouveau confrontées !
« Il ne faut regarder ni les choses, ni les personnes. Il ne faut regarder que dans les miroirs, car les miroirs ne nous montrent que des masques. »
Ou bien du même auteur :
« L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité »
[Oscar Wilde] Extrait de Entretiens.

Il existe aussi des masques psychologiques presque naturels, mais qui nous amènent peu à peu vers le domaine du fictif : le cas des « caméléons » où personnes capables de prendre l’allure, l’apparence de n’importe quel autre être humain, qui en a les capacités, les pouvoirs, les connaissances, mais un tel être n’est pour le moment connu que dans le cas de Jarod , le Caméléon, de la série télévisée.
Les « profilers » entrent aussi un peu dans ces catégories avec leurs facultés de « voir » ce qui se passe dans la tête d’un meurtrier ou autre.

Autre domaine très « littéraire » cette fois, les MOTS, qui, sous l’effet de certains procédés linguistiques arrivent à être détournés de leurs sens premiers pour donner un aperçu des MAUX de l’humanité. Ces « mots » peuvent être de redoutables masques, « la plume tue plus vite que l’épée », le phénomène est bien connu. Pamphets, satires ou simples poèmes peuvent masquer par leur sémantique, tout un réseau d’idées, souvent interdites et passant ainsi le « portail » de la censure !

James Joyce et son « Finnegan’s wake » et tous ses mots inventés en est un bon exemple, de même que tous les poèmes d’Edward Lear, qui renouvelle le langage, ou plus près de nous le langage Schtroumpft que tout le monde comprend mais qui peut masquer bon nombre de « mots interdits », que nous ne prononcerons donc pas ici.

Dans « Le Jeu de l'Amour et du Hasard », de MARIVAUX, le thème du masque est au coeur de la pièce : dès la première scène, on oppose vérité et mensonge social : le déguisement est donc, paradoxalement, un moyen de percer les êtres... Mais il est également l'occasion de se piéger soi-même.
L'importance des paroles à double entente établit une hiérarchie entre les personnages avertis, maîtres du jeu, et ceux qui, croyant observer une situation, sont l'objet du regard d'autrui. Il peut s'agir d'un jeu de dupes (cf Lisette, III 6) mais aussi d'une part de soi-même qui n'échappe pas à l'analyse des autres... C'est le cas, notamment, de Sylvia, qui, à l'Acte II, ne "s'appartient plus" ; ses sentiments sont mis au jour par Orgon et Mario. De même, l'ultime déclaration de Sylvia doit la force de sa révélation au déguisement qu'elle emprunte dans son discours même. Le plaisir du spectateur consiste à mesurer, dans les dialogues, les différentes incidences des situations, et leur rapport à la parole.
Le langage est théâtralisé par le procédé du théâtre dans le théâtre.
La seule acceptation du travestissement amène les personnages à se prêter aux conventions d'un langage qui n'est pas celui de leur condition.
L'artifice du langage est donc mis en scène et fait partie du "jeu".
Dans un domaine plus sémantique et lexical, la Poésie se masque d’alexandrins, ou de pentamètres, de sonnets, de rondels ou de villanelles, donnant tous un sens ou une vérité aux vers, compréhensibles par une minorité parfois, faisant ainsi passer un message à qui veut bien le comprendre.

Les masques se superposent à la réalité et qui deviennent une autre réalité parallèle
Qu’est ce que la « REALITE » en fait ? Ou est le bien, où est le mal, où est le vrai, où est le faux ?
Est-ce celle que nos yeux nous montrent ou bien un univers encore inconnu auquel on accède par différentes portes ?

L’ART, lui-même a été cité bon nombre de fois comme étant plus vrai que le réel ! Après tout qui nous dit que ce que nous voyons est là, et que ce n’est pas
le poète ou l’artiste peintre qui a, lui, la vraie vision des choses ?

Le miroir qu’Alice traverse est ouvert sur tant d’horizons, le conscient se mêlant à l’inconscient, ce qui amène bien souvent une autre division de l’être, avec une ombre en quelques sortes qui le suit partout, un double, un masque dont un côté sera blanc et l’autre noir. Eternelle dualité de l’«homme ».

Et nous revoilà dans le théâtre Grec, mais en remontant les siècles, on y rencontre aussi les « clowns » ces « hommes a faire rire », qui eux aussi portent masques pour soi-disant faire rire les petits enfants, mais gardant une immense tristesse en eux comme le Clown Blanc.

Les masques que la Réalité ou la Nature portent en elles mêmes.
« La nature est un Temple ou de divins piliers…………………. »
laissent apparaître de laides chenilles qui plus tard deviendront papillons,
des serpents qui changent de peau pour révéler une autre couche de la réalité, des fleurs merveilleuses qui se hâtent d’avaler les insectes, des caméléons, de vrais cette fois prenant la couleur de l’endroit où ils se trouvent, de précieuses princesses sous marines que sont les méduses, invisibles mais dont la piqûre révèle bel et bien l’existence, des icebergs au deux tiers ensevelis mais capable d’engloutir un Titanic en quelques heures.

Et puis nos amis les astres, le Soleil et la Lune, chacun se voilant la face à l’aube ou bien au crépuscule et toujours se cherchant mais ne se trouvant point, tout a tour eux-mêmes « masqués » par des éclipses, masques de la lumière et porte de ténèbres passagères mais faisant partie des cycles de la Nature, mais aussi tant de symboles qui seront repris aussi dans les Carnavals et nombre pièces de théâtre.

Lunettes, barbe et moustaches peuvent-ils être considères comme des masques ?
Je dirai : OUI, dans la mesure ou c’est parfois un phénomène de mode mais aussi une façon d’essayer de dissimuler son propre « moi » sous un masque préparé par la nature en laissant pousser les poils ou en générant une myopie ou autre !

Dans un autre registre, masques ou pas masques car semblables à eux-mêmes, les « clones », font-ils partie de la fiction ?
Avons-nous le droit de jouer les Prométhée et capturer la création de Dieu sans en être pour autant enchaîné a un rocher avec un aigle vous mangeant le foie pour l’éternité ?
Avons-nous le droit, à cause de la famine dans le monde, de traiter des organismes pour les rendre plus résistants et ainsi nourrir des pays souffrant de famine ? La cause est juste, la déontologie douteuse.
Grandes questions aussi à mettre dans un autre « dossier » surement.


12.02.07

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Saint Valentin

Poême de William Shakespeare

To-morrow is Saint Valentine's day.
All in the morning betime,
And I a maid at your window,
To be your Valentine.
Then up he rose and donned his clo'es
And dupped the chamber door,
Let in the maid, that out a maid,
Never departed more.

traduction de Victor Hugo :

Bonjour ! c'est la Saint-Valentin.
Tous sont levés de grand matin.
Me voici, vierge, à votre fenêtre,
Pour être votre Valentine.
Alors, il se leva et mit ses habits,
Et ouvrit la porte de sa chambre ;
Et vierge elle y entra,
et puis jamais vierge elle n'en sortit

Valentin & Valentine

Valentin est un prénom d'origine latine. Il s'écrit en latin Valentinus et vient de valens,-tis : fort, robuste, vigoureux. Ce nom n'a apparemment rien à voir avec l'amour... mais l'amour ne rend-il pas ceux qui s'aiment plus forts ?

En anglais, Valentin se dit Valentine (prononcer -taï-) et ce nom est aussi bien valable pour l'homme que pour la femme... valentine désigne un amoureux (homme ou femme) c'est la personne à qui on souhaite la saint-Valentin, on lui dit alors :
Be my Valentine! : sois mon Valentin ! sois ma Valentine !

Valentine, c'est aussi une carte d'amour que l'on s'envoie le Valentine's Day comme on s'envoie des cartes de vœux pour le nouvel an (mais on en envoie pas autant !)

Éros & Cupidon

Le 14 février, c'est proche de Mardi Gras. Sous le masque du saint-Valentin, ne serait-ce pas plutôt Eros-Cupidon qui se cache ?
En effet, celui que l'on devrait fêter ce jour-là, c'est Cupidon ! le dieu de l'amour des Romains, qui correspond au dieu grec Ἔρως (Eros).

Cupidon est représenté sous les traits d'un enfant ailé. Et comme tout ange, on ne connaît pas vraiment son sexe! Il personnifie l'amour, c'est à dire l'union de l'homme et de la femme, il est donc androgyne. En grec moderne, αντρόγυνο désigne un couple (un homme et une femme) et non un être bisexué !

Cupidon est toujours accompagné de son arc, son carquois et ses flèches : arcus et pharetra et sagittae. Il tire sur celui qu'il veut rendre fou.. d'amour !

Cupidon vient du latin cupido,-inis, terme poétique désignant le désir, l'envie. Cupidon, c'est le désir amoureux personnifié. Ce mot vient de :
cupere : désirer, d'où :
cupidus : désireux, passionné
cupiditas : désir, envie.

Seul le sens péjoratif cupide, avide est resté en français contemporain. Quand on évoque la cupidité, il s'agit seulement de la pecuniae cupiditas du latin : l'amour de l'argent ! Au XVIe siècle, le sens latin était encore vivant ; ainsi Montaigne écrivait:

J'ay pris plaisir de voir en quelque lieu, des hommes par devotion, faire voeu d'ignorance, comme de chasteté, de pauvreté, de poenitence. C'est aussi chastrer nos appetits desordonnez, d'esmousser ceste cupidité qui nous espoinçonne à l'estude des livres : et priver l'ame de ceste complaisance voluptueuse, qui nous chatouille par l'opinion de science..

(espoinçonner : stimuler, de poinçon)
A cette époque, on était encore cupide d'apprendre ! Restaurons la cupidité de lire ! Soyons cupides de nous cultiver! Lire, ça espoinçonne l'esprit !

La cupidité n'est plus aujourd'hui ce qu'elle était ! Au cours des siècles, la passion amoureuse est devenu vile avidité. Le mot grec a aussi connu une restriction du sens au cours des siècles.
Si ἒρως a donné en français l'érotisme, en grec ancien, érôs signifie amour, dans son sens général. En grec (ancien et moderne), est érotique ce qui concerne l'amour et non seulement l'amour sexuel : une lettre érotique, c'est une lettre d'amour et des chansons érotiques, ce sont des chansons d'amour !
Éros, c'est donc bel et bien le dieu de l'amour et non le dieu du sexe !



Cupidon
William Bouguereau


Je t'aime dans plusieurs langues:

italien: ti amo!
provençal: t'ame !
occitan: t'aimi !
portugais: amo-te !
latin: te amo !
espagnol: ¡ te quiero!
catalan: t'estimo!
wallon: dji t'veû vol'tî
anglais: I love you!
allemand: ich liebe ich!
berlinois: ick liebe dir
russe: я люблю тебя (ya loubyou tibya)
grec: σε αγαπώ (sé agapo)
néerlandais: ik houd van jou
breton: da garout a ran
danois: jeg elsker dig
norvégien: jeg elsker deg
suédois: jag älskar dig
hongrois: szeretlek
géorgien: მიყვარხარ (miq'varkhar)
tahitien: ua here au ia oe !
swahili: nakupenda !

09.02.07

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Le village St Valentin!!

Coucou!!

Voilà, je vous ai trouvé le village Saint Valentin!!
Bonne visite à tous!!

Au centre de la France, Saint-Valentin, village de 285 habitants, se dresse au milieu des champs, certain de son attrait et confiant en son avenir qu'il se prépare.

Idéalement placé, à 10 Km d'Issoudun, 25 de Châteauroux et 260 de Paris, Saint-Valentin est accessible :
- par l'autoroute A20 : sortie Vatan en provenance de Paris,
sortie Châteauroux en provenance de Limoges,
- par l'autoroute A71 : sortie Vierzon en provenance de Paris,
sortie Bourges en provenance de Clermont-ferrand ou Lyon.

Les origines:
La première mention du village de Saint-Valentin remonte à 1190 :
"apud sanctum Valentinium" (auprès de saint Valentin).

En 1332, on trouve : "parochia Sancti Valentini" (paroisse de Saint-Valentin).
Pourquoi cette paroisse fut-elle placée sous le patronage de saint Valentin ?
Les raisons demeurent obscures.
Peut-être y eut-il des reliques transférées plus tard en d'autres lieux ?

Cinq mottes féodales purent exister sur le site de Saint-Valentin, le bourg s'étant développé autour de la plus importante si l'on en juge par la longueur des fossés encore visibles sur le cadastre communal de 1838.

On ne trouve aucune trace de château, mais en 1392, le bourg est fortifié "vallis et fossatis" (par des remparts et des fossés) et le "Portal", nom de la métairie qui y est incluse, signifie "maison près de la porte".

La seigneurie

Saint-Valentin constituait une seigneurie qui s'étendait sur les deux paroisses de Saint-Aoustrille et Saint-Valentin.
Cette seigneurie faisait partie du patrimoine des seigneurs d'Issoudun jusqu'au XIIIe ou XIVe siècle où son destin fut lié à celui de l'Hôtel-Dieu d'Issoudun.

En 1208, Raoul III, seigneur d'Issoudun, donna plusieurs de ses domaines à l'Hôtel-Dieu
qui allait mettre près de deux siècles à s'approprier l'ensemble de la seigneurie.

Quelques années plus tard, lors du rachat de la ville d'Issoudun par Philippe Auguste, la seigneurie de Saint-Valentin retourna au domaine royal.
Le roi donna alors cette terre en fief à la famille de La Chapelle.
L'un des descendants, le chevalier Jean de La Chapelle, vendit ce qu'il possédait de la seigneurie qu'il posséda jusqu'à la Révolution.

D'après les archives, dès le XIIIe siècle, les hommes de la seigneurie, devenus "hommes de la Maison-Dieu", travaillaient les terres et les vignes alors abondantes.

Au XVe siècle, ils cultivaient des céréales (froment, orge, seigle, avoine) et ils élevaient des moutons. Le premier jour de septembre, l'Hôtel-Dieu prélevait sa dîme.

La visite du cardinal de La Rochefoucauld

Le 14 septembre 1738, "Messire Louis Ruby, curé de Saint-Valentin, assisté de plusieurs confrères du voisinage et d'un grand nombre de personnes de tous sexes, âges et conditions", accueillit le cardinal de La Rochefoucauld, archevêque de Bourges.

Le procès-verbal de sa visite ne nous renseigne guère sur la population mais nous donne une description détaillée de l'état de l'église et du cimetière.

On y apprend par exemple que la nef de l'église n'était ni carrelée ni lambrissée et que les cloches étaient simplement suspendues à la charpente, ainsi "quand on les sonnait, on ne s'entendait point dans l'église".

Le cimetière n'était pas mieux tenu puisque "les grilles et les socles sur lesquels
elles étaient posées étaient totalement pourris", si bien que "les bestiaux y allaient et venaient librement".

Avant de repartir, l'archevêque laissa ses instructions au curé afin que des améliorations fussent apportées.

La période révolutionnaire

En application du décret du 2 novembre 1789, signifiant que "les biens ecclésiastiques étaient placés à la disposition de la Nation", le domaine des Grands et des Petits Lagnys, dépendant de l'abbaye de La Prée, fut adjugé 76.700 livres, le 29 septembre 1791, à Philippe Gournichon, demeurant à Villemoriez, paroisse de Brion.

En 1793, comme la plupart des lieux pourvus du nom d'un "ci-devant Saint", Saint-Valentin perdit pour quelques années son nom au profit de celui de "commune de la Cadoue", du nom d'une rivière des environs.

La même année, fin ventôse, le citoyen François Poulain, curé de La Cadoue, alors détenu à la prison d'Issoudun comme "suspect", renonça à sa fonction et rendit ses lettres de prêtrise. Cela ne l'empêcha pas d'être transféré à la prison de la Visitation, le 21 pluviôse An III (9 février 1794), d'où il ne put sortir que grâce aux témoignages de paroissiens
qui reconnurent à leur ancien curé les qualités "d'ami de la Révolution animé des meilleurs principes

Le général Bertrand

Au XIXe siècle, le général d'Empire Bertrand, qui avait accompagné l'empereur déchu à Sainte-Hélène, donna tous ses soins à sa terre des Lagnys et marqua profondément la région.

Il créa des domaines auxquels il donna des noms évoquant les campagnes napoléoniennes d'Egypte : Le Caire, le Nil, les Pyramides, le Bois de Kabylie...
Déployant ses talents d'ingénieur, il construisit des bâtiments d'exploitation, fit creuser des canaux d'irrigation et tracer de belles avenues.

Grâce à lui, les plaines nues de la Champagne Berrichonne se couvrirent de plantations forestières, des sols arides et incultes se transformèrent en prairies artificielles.

Il entreprit en grand la culture de la betterave et l'amélioration des "bêtes à laine".
Si ses efforts ne parurent pas toujours couronnés de succès, ils furent très méritoires.
Le général dota ses laboureurs d'instruments aratoires très perfectionnés qui permirent de réaliser de grands progrès

L'époque contemporaine

Une tragédie eut lieu en 1928 où le village faillit être détruit par un grave incendie.
Toutefois, un avion qui passait par là put signaler à temps le sinistre aux autorités de Châteauroux qui prirent rapidement les mesures nécessaires.

Afin de prévenir toute autre catastrophe, la commune se dota dans les années qui suivirent d'une pompe à incendie d'avant-garde qui fait encore la fierté du corps de sapeurs- pompiers.

Depuis la Libération, la commune de Saint-Valentin a connu toutes les mutations de la France rurale, ne perdant jamais de temps pour bénéficier des équipements nouveaux.

Le paysage a cependant été profondément modifié lorsque Télé-Diffusion de France installa une quarantaine de pylônes sur une partie du territoire communal ainsi que sur celui de la commune voisine de Saint-Aoustrille.

Aujourd'hui, ces pylônes ont été remplacés par des antennes tournantes autonomes "Alliss", dont six situées sur la commune de Saint-Valentin.

05.02.07

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La saint Valentin

Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d'amour ainsi que des roses rouges qui sont l'emblème de la passion.

À l'origine fête de l'Église catholique, le jour de la Saint-Valentin n'aurait pas été associé avec l'amour romantique avant le haut Moyen Âge. La fête est maintenant associée plus étroitement à l'échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu'un cœur ou un Cupidon ailé.

À l'envoi de billets au XIXe siècle a succédé l'échange de cartes de vœux. On estime qu'environ un milliard de ces cartes sont expédiées chaque année à l'occasion de la Saint Valentin, chiffre battu seulement par le nombre de cartes échangées lors des fêtes de Noël. On estime aussi que 85% de ces cartes sont achetées par des femmes.

Les fêtes de la fertilité du mois de février

L'association du milieu du mois de février avec l'amour et la fertilité date de l'antiquité. Dans le calendrier de l'Athènes antique, la période de mi-janvier à mi-février était le mois de Gamélion, consacré au mariage sacré de Zeus et de Héra.

Dans la Rome antique, le jour du 15 février était nommé les lupercales ou festival de Lupercus, le dieu de la fertilité, que l'on représente à moitié nu et vêtu de peaux de chèvre. Les prêtres de Lupercus sacrifiaient des chèvres au dieu et, après avoir bu du vin, ils couraient dans les rues de Rome et touchaient les passants en tenant des morceaux de peau de chèvre à la main. Les jeunes femmes s'approchaient volontiers, car être touchée ainsi était censé rendre fertile et faciliter l'accouchement. Cette solennité païenne honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.

Selon l'encyclopédie catholique de 1908, au moins trois saints différents sont nommés Valentin, tous trois martyrs. Ils sont mentionnés dans les premiers martyrologes à la date du 14 février :

Un prêtre à Rome, qui a souffert le martyr dans la seconde moitié du IIIe siècle et qui a été enterré sur la Via Flaminia.
Un évêque d'Interamma (le Terni moderne), qui a également souffert le martyre dans la deuxième moitié du IIIe siècle et qui a également été enterré sur la Via Flaminia.
Un martyr en Afrique du Nord dont on ne sait presque rien.
Le rapprochement entre la Saint Valentin et l'amour courtois n'est mentionné dans aucune histoire ancienne et est considéré par des historiens comme une légende. La fête de la Saint Valentin a été célébrée pour la première fois le 14 février par décret du pape Gelase Ier, aux alentours de 498. Il existe une légende selon laquelle la fête de la Saint-Valentin a été créée pour contrecarrer la pratique des lupercales par les jeunes amoureux qui dessinaient leurs noms sur une urne. Mais cette pratique n'est citée dans aucune source écrite de l'époque

L'époque médiévale

La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation amoureuse remonte au XIVe siècle en Angleterre et en France, où l'on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux migraient. Cette croyance est mentionnée dans les écrits de Geoffrey Chaucer au XIVe siècle. Il était courant durant cette période que les amoureux échangent des billets et qu'ils s'appellent chacun leur Valentin. Un de ces billets du XIVe siècle se trouverait à la British Library. Il est probable que nombre de légendes sur la Saint-Valentin aient été inventées pendant cette période. Parmi ces légendes, on trouve celles-ci :

La veille du martyre de Saint Valentin, il a glissé un « valentin » à la fille du geôlier qui aurait lu « de la part de votre Valentin ».
Pendant une période d'interdiction de mariage des soldats romains par l'empereur Claude II, Saint Valentin arrangeait secrètement les mariages. Dans la plupart des versions de cette légende, le 14 février est la date liée à son martyre

Les reliques

Différents Saints, donc plusieurs sites :

à Dublin : au XIXe siècle, les reliques de saint Valentin de Terni furent léguées par le pape Grégoire XVI à l'église des Carmelites de la rue Whitefriar à Dublin, qui est alors devenue un lieu de pèlerinage pour le 14 février. En 1969, dans le souci d'épurer le calendrier catholique de tous les saints légendaires, l'Église a ôté le jour de la Saint-Valentin de son calendrier officiel.
à Roquemaure : depuis le 25 octobre 1868, l’église de Roquemaure dans le Gard abrite les reliques d’un Saint Valentin. Elles furent achetées par un riche propriétaire viticole en 1868 à Rome pour protéger les vignobles du pays contre le phylloxera, apparu ici deux ans auparavant

La Saint-Valentin dans les pays non occidentaux

En Chine, depuis les années 80, la Saint-Valentin a connu une popularité importante notamment chez les jeunes sous de diverses activités commerciales. À part la Saint-Valentin, il existe une fête traditionnelle pour les amoureux provenant d'une légende ancienne, la date est le 7 juillet du calendrier lunaire.

Au Japon, l'apparition de la Saint-Valentin est due à un phénomène commercial . Ce jour-là, les femmes offrent des chocolats aux hommes qu'elles aiment. Cette pratique est devenue une obligation pour beaucoup de femmes, notamment les employées de bureau, qui doivent offrir des chocolats à tous leurs collègues masculins, parfois à un coût très élevé (ces chocolats sont d'ailleurs appelés "Giri Choco", c'est à dire "chocolats d'obligation"). Le 14 mars, appelé jour blanc, est le jour où les hommes sont censés offrir un linge blanc à celles qui leur ont offert des chocolats, mais ils se contentent le plus souvent d'un cadeau à leur petite amie.

30.01.07

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Les crêpes

Recettes pour jcber007

Ingrédients
500 g de farine
250 g de sucre
100 g de beurre
10 cl d'eau
5 oeufs
une pincée de sel
1 litre de lait

Préparation
Préparation de la pâte

Faire fondre le beurre.
Dans un grand saladier, verser la farine et la disposer en forme de puits; ajouter les œufs, le sucre et le sel;
mélanger en incorporant la farine petit à petit pour éviter les grumeaux.
Verser le beurre fondu et le lait et mélanger - La pâte doit être presque liquide. Laisser reposer une heure ou deux.
Cuisson de la crêpe
Il ne faut pas paniquer! La première est rarement bonne!

Prendre une demi-louche de pâte dans la main droite, tenir la poêle dans la main gauche. Verser la pâte dans la poêle en commençant tout de suite à bouger votre poignet gauche afin de répartir la pâte sur l'ensemble de la poêle.
Laisser chauffer sur le feu jusqu'à ce que la crêpe soit assez consistante pour la retourner.
Cuire quelques secondes de l'autre côté et glisser dans une assiette. Tenir au chaud jusqu'à la fin de cuisson de toutes les crêpes.
Comment faire sauter une crêpe - méthode 1: le looping
Tenir la poêle hors du feu; la secouer horizontalement par petits coups jusqu'à ce que la crêpe n'adhère plus à celle-ci.
Donner un coup de poignet pour faire glisser la crêpe jusqu'au bord incurvé de la poêle et là, donner un coup de poignet pour la faire sauter. à cause du bord incurvé, la crêpe "devrait" normalement se retourner dans un mouvement naturel.
Attention de ne pas donner un coup trop fort sinon vous pourriez décorer votre plafond!

Méthode simple
Tenir la poêle hors du feu; la secouer horizontalement par petits coups jusqu'à ce que la crêpe n'adhère plus à celle-ci.
Glisser la crêpe sur une assiette.
Déposer la poêle à l'envers sur l'assiette; bien tenir les deux et retourner - Attention, mettre des gants ou utiliser un torchon pour ne pas vous brûler.
On peut aussi se pratiquer avec de petites crêpes - il suffit alors de glisser la spatule et de la retourner.

Crêpe de sarrasin aux coques et au poireau

4 crêpes de sarrasin
1,2kg de coques
4 poireaux
100g de beurre demi-sel
quelques brins de ciboulette
20cl de crème fraîche
10cl de muscadet
poivre

Nettoyez les coques à plusieurs eaux. Les faire ouvrir à couvert dans le vin porté à ébullition . décortiquez et rincez-les pour ôter le sable restant. Filtrez le jus de cuisson et réservez.
Emincez finement les poireaux. Faites-les étuver à couvert dans 25g de beurre pendant 30mn environ. Réservez.
Pliez chaque crêpe en 2, beurrez la moitié apparente. Répartissez dessus, les coques et les poireaux. Pliez-les à nouveau pour obtenir un triangle. Beurrez sur et sous chaque crêpe avec le beurre restant.
Cuire les crêpes au four chaud (th9) pendant 8mn.
Servez très chaud avec le jus de cuisson des coques crémé, agrémenté de ciboulette ciselée et poivrez.

Crêpes aux pommes et sirop d'érable

La pomme de tous les jours met sa robe des grands soirs: le caramel et l'érable. Comme il fait frais, elle a aussi son manteau de crêpes !

Ingrédients
• 3 oeuf(s)
• 500 ml lait (2 tasses)
• 45 ml beurre fondu ou d'huile
• 250 g farine
• 1 pincée sel
• 30 ml sucre
• 5 ml vanille

Appareil aux pommes
• 30 ml beurre
• 15 ml sucre ou de cassonnade
• 1 pincée cannelle moulue
• 2 pomme(s)
• 30 ml sirop d'érable (2 c. soupe)
• sucre d'érable


1. Mélanger tous les ingrdients.
2. Chauffer feu moyen une poêle anti-adhesif.
3. Mettre une goutte d'huile avant de cuire chaque crrêpe.
4. Mettre une louche de pâte à crêpe dans votre poêle
5. Laisser cuire jusqu'à ce que la crrêp soit couverte de bulles et que le dessous soit doré
6. Retourner la crêpe et cuire jusqu'à ce qu'elle soit doré
7. Garder au chaud.

Garniture
1. Faire fondre le beurre dans une casserole anti-adhésive.
2. Ajouter le sucre et la cannelle et laisser mijoter 5 minutes feu doux. Il faut que le sucre soit dissout et que la couleur soit légèrement dorée
3. Ajouter les pommes et laisser cuire jusqu'à ce qu'elles soient légèrement colorées.
4. Ajouter le sirop d'érable et laisser mijoter 5 minutes.
5. Dans chaque assiette dessert,mettre une crêpe et y mettre l'appareil aux pommes sur une moitié
6. Replier la crêpe et saupoudrer de sucre d'érable.

Si vous possédez un vaporisateur d'huile, utilisez-le pour huiler votre poêle entre chaque crêpe. Vous aurez juste ce qu'il faut, pas une goutte de trop ! Comme la pâte des crêpes ne se conserve pas longtemps, il est plus pratique de faire cuire toutes les crêpess et de conserver celles qui restent au congélateur dans un sac bien étanche. Elle pourront se réchaffer au four ou au four micro-onde lors d'un prochain repas !


Une recette de: Chef Pierre Guy Bluteau, Montréal, Québec

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Le carême

Le carême est une période de quarante jours précédant Pâques dans le calendrier chrétien. Alors que la fête de Pâques, qui commémore et célèbre la résurrection du Christ, est la fête des fêtes de la chrétienté, le carême se conçoit comme un temps de préparation à celle-ci. Selon les confessions, il commence par le mercredi des Cendres ou par le Lundi pur et se termine pendant la Semaine sainte.

Le carême est un temps de pénitence, de prière et de partage. Particulièrement, c'est l'ultime temps de préparation pour les baptêmes d'adulte, traditionnellement célébrés le jour de Pâques. La pénitence peut être marquée par le jeûne ou l'abstinence, comme l'abstention volontaire de viande et laitage, et parfois de nos jours de dessert et de sucrerie. En Europe, le carême a perdu beaucoup de son caractère rituel, au même titre que de nombreux événements religieux, en raison de la sécularisation de la société ; toutefois, de nombreux chrétiens tiennent encore compte du carême de façon plus personnelle. Dans d'autres régions du monde, le carême est marqué de diverses façons : ainsi, sur certaines îles des Antilles, les discothèques n'ouvrent pas pendant le carême.

Le nom carême provient de la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième. Il s'agit naturellement d'une référence au jour de Pâques, qui termine le carême. Bien que l'appellation se soit quelque peu perdue, on appelait aussi le carême la sainte quarantaine. La durée de quarante jours elle-même commémore à la fois les quarante années d'errance dans la désert du peuple d'Israël suite à sa fuite d'Égypte et les quarante jours passés dans le désert par le Christ entre son baptême et le début de sa vie publique, lors desquels Il fut tenté par Satan, d'après l'Évangile selon Jean. Il faut d'ailleurs savoir que, les dimanches ne faisant pas partie du carême, le carême s'étend en réalité sur quarante-six jours.

La pratique du carême remonte aux premiers siècles du christianisme. Il consistait sans doute à l'origine à jeûner pendant les quelques jours qui précédaient Pâques. Puis, la durée du carême s'étendit et c'est durant le concile de Laodicée (348?- 381 ?) que fut prescrite la xérophagie, c'est-à-dire l'usage exclusif du pain et des fruits secs pendant le temps qui correspondait au carême.

Au VIIe siècle, le carême fut établi dans son calendrier actuel. A cette époque, le jeûne consistait à ne prendre qu'un repas quotidien et à s'abstenir de toute nourriture les jours du Vendredi et du Samedi saints. De plus, les trois dimanches précédant le carême -- la Septuagésime, la Sexagésime et la Quinquagésime -- étaient eux-mêmes inclus dans la préparation de Pâques. Cependant, les prescriptions de jeûne se relâchèrent très vite et, dès le XIIIe siècle, le repas de midi était autorisé et complété d'une collation le soir.

Depuis 1949, l'Eglise catholique ne prescrit plus le jeûne que le mercredi des Cendres et le Vendredi saint.

De nos jours, le jeûne en tant que tel est presque complétement écarté des pratiques du carême, sauf les jours du mercredi des Cendres et du Vendredi saint. Cependant, la tradition de manger maigre -- c'est-à-dire de s'abstenir de viande et de plat à base de graisse animale -- le vendredi se perpétue. Plus généralement, le carême est l'occasion de s'abstenir d'être gourmand et il revient à chacun de savoir ce que cela signifie pour lui.

Alors que les rites du carême tendent à tomber en désuétude, l'accent est surtout mis à présent sur le caractère spirituel du carême et le jeûne est davantage perçu comme un jeûne spirituel.

La couleur liturgique est le violet.

20.01.07

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La Chandeleur

Présentation de Jésus au temple

La chandeleur se fête le 2 février, soit 40 jours après Noël. C'est la purification de Marie et la présentation de Jésus au temple de Jérusalem.
L'Evangile de Luc raconte : Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la Loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur
(Luc II, 22)

Selon la loi juive de cette époque (Lévitique, XII), une mère qui accouche d'un garçon était considérée comme impure pendant 7 jours et devait ensuite attendre la purification de son sang pendant 33 jours (donc pas question de se rendre dans un lieu sacré durant cette période). Après la naissance d'une fille, les délais étaient plus longs: la mère était impure pendant 14 jours et la purification avait lieu au bout de 66 jours!
La circoncision du garçon avait lieu le huitième jour. La circoncision de Jésus se fête donc le jour de l'an. Cette célébration est aujourd'hui tombée en désuétude... plus personne ne pense à fêter la circoncision du petit Jésus ce jour-là!
Dans l'Antiquité, on comptait le premier jour (aujourd'hui, si on parle du 8e jour, il tomberait le 2 janvier). Jésus est mort un vendredi et ressuscité le troisième jour qui tombe... un dimanche, et non le lundi de Pâques!

des chandelles à la Chandeleur

Cette célébration de la présentation de Jésus au Temple, célébrée en orient, a été instaurée à Rome à la fin du VIIe siècle par le pape Serge Ier. Pour commémorer la venue au temple de Marie et son fils, il organise une procession du forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Et dans le cadre de cette procession, des chandelles étaient allumées.

La chandeleur provient de l'expression festa candelarum : la fête des chandelles. Le latin candela désigne une bougie : il a donné en français la chandelle qui s'est effacée devant la bougie, d'origine algérienne. Bougie est en effet le nom d'une ville de Kabylie (Algérie), en arabe Bejaïa, qui fournissait au Moyen Âge de la cire pour fabriquer des chandelles. Mais au Québec, on allume toujours des chandelles ! Cependant, dans la célébration de la Chandeleur, il est plutôt question de cierges !

La fête des chandelles, c'est la bénédiction des chandelles, ou des cierges.

définition du dictionnaire de l'Académie française de 1762 :
Chandeleur :
La fête de la Présentation de Notre-Seigneur au Temple, & de la Purification de la Vierge, ainsi nommée, à cause que ce jour-là il se fait une Procession où tout le monde porte des chandelles de cire, ou des cierges

la fête des crêpes aux chandelles

Aujourd'hui, la Chandeleur évoque plutôt les crêpes que les cierges : c'est la fête des crêpes! Et pourquoi ne pas faire de la Chandeleur, un repas de crêpes aux chandelles ?
En Bretagne, les crêpes portent le nom de krampouezh [-poué] et un krampoueshour [-sour], c'est un amateur de crêpes.
En Corse, les nicci désignent des crêpes à base de pisticcina (farine de châtaigne): mettez un peu de pisticcina dans vos crêpes : c'est un régal ! (environ 1/4 de farine de châtaigne et 3/4 de farine de blé)
Des crêpes, du cidre et des chandelles... et vive la Chandeleur !

A Marseille, on fête la Candélouse ! (en provençal :Candelouso) et on mange des navettes de Saint-Victor (naveto de Sant-Vitou) petites pâtisseries en forme de barque...

La fête des marmottes

Aux États-Unis, on ne fête pas la Chandeleur : le 2 février, c'est le Groundhog Day : le jour de nouvel an des marmottes ! C'est la fin de l'hiver et de l'hibernation.

groundhog vient de ground (terre) et hog désigne le cochon ! Ce mot est d'origine celtique et apparenté au gallois hwch, (cf. breton hoc'h : porc) de même sens.
C'est un synonyme de woodchuck : ce terme est une adaptation anglaise d'un mot indien. Ce nom n'a donc rien à voir avec un quelconque animal des bois tel que le woodcock (coq des bois ou bécasse).

En français, nous l'appelons la marmotte d'Amérique dont le nom latin est marmota monax. Elle vit en Alaska, au Canada et au nord-est des États-Unis.

Selon un dicton populaire, le temps du 2 février indique la fin de l'hiver : si le jour est nuageux, alors le printemps sera précoce ; si le jour est ensoleillé, alors l'hiver durera encore six semaines !
D'où cette légende : une marmotte qui sort de son terrier le 2 février retourne hiberner si elle voit son ombre !

La marmotte commence à hiberner en octobre et sort de son sommeil hivernal à partir de la fin mars... et non le 2 février ! L'hibernation dure environ 6 mois.
En fait, cette légende a été importée d'Europe par les premiers colons qui ont remplacé l'ours par la marmotte ! Même si la marmotte d'Amérique est plus grasse que la marmotte des Alpes, elle est cependant loin d'atteindre la taille d'un ours

Proverbes & dictons

le dicton du jour :

à la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur

proverbe provençal :

A la Candelouso, l'ourse fai tres saut
Foro de soun trau :
S'es nivo, s'envai ;
Se fai soulèu, intro mai
E sort plus de quaranto jour.

Frédéric Mistral, lou Tresor dóu Felibrige

A la Candélouse (Chandeleur), l'ours fait trois sauts hors de son trou : s'il neige, il s'en va ; s'il fait soleil, il rentre et ne sort plus pendant quarante jours.

L'ours et l'homme, c'est un peu une histoire de famille. L'ours est l'un des rares animaux plantigrades... comme l'homme et, d'une certaine façon... la marmotte. L'ours, c'est l'homme sauvage. Autrefois, l'un et l'autre rencontraient des difficultés à se nourrir l'hiver. C'est pour cette raison, que l'ours et la marmotte, hibernent. En évitant de bouger et d'être en contact avec le froid, ces animaux dépensent très peu de calories.
Le réveil de l'ours était le signe du retour du printemps. Il était fêté dans toute l'Europe, des Pyrénées au Carpates. Les hommes se déguisaient alors en ours: cette tradition se confond aujourd'hui avec le mardi gras...

proverbe lorrain : en Lorraine, il ne s'agit pas seulement de l'ours mais aussi du loup, comme à Courbesseaux (recueilli en 1881) :

Ès Chandôles, quand lo slo béille,
lo loup enteure dans sè grotte pou hheille semaines ;
quand i n'béille-me, c'ast pou quarante jonées

A la Chandôles, quand le soleil brille, le loup rentre dans sa grotte pour six semaines ; quand il ne brille pas, c'est pour quarante jours.

16.01.07

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Les gourmandises du carnaval

Beignets de Carnaval

Pour 30 beignets:
500 g de farine, 1 œuf, 120 g de beurre pommade (mou), 1 sachet de sucre vanillé, 1/2 sachet de levure chimique, 1 gousse de vanille, le zeste d'un citron, 10 cl de rhum, huile (friture), sucre en poudre, sel

Placer la farine en fontaine dans un cul de poule.
Casser l'œuf, une pincée de sel, le zeste de citron, les grains de vanille, le rhum, le sucre vanillé et la levure chimique.

Travailler la pâte en ajoutant progressivement 15 à 20 cl d'eau.

Pétrir 15 minutes jusqu'à ce que le pâte se détache des parois du récipient.

Couvrir et laisser reposer 1 heure.

Abaisser la pâte au rouleau à pâtisserie jusqu'à ce qu'elle atteigne une épaisseur de 1/2 cm.

À l'aide d'un pinceau, badigeonner toute sa surface de beurre pommade.

La rouler en boudin, puis l'enrouler en escargot.

Couvrir et laisser reposer au frais jusqu'au lendemain.

Le lendemain: Abaisser la pâte à nouveau et découper des formes géométriques à l'aide d'une roulette unie ou cannelée.

Faire chauffer l'huile de friture et cuire les beignets jusqu'à ce qu'ils dorent et flottent en surface.

Les égoutter sur un papier absorbant et les saupoudrer de sucre en po

Les crèpes

Ingrédients :
2 zestes d'oranges
100g de beurre
60g de sucre
1 CS de rhum

Recette :
Râpez le zeste d'orange, mélangez-le avec le beurre, le sucre et le rhum. Etalez sur chaque crêpe, pliez-les en deux, mettez-les vite sur un plat chaud à cheval l'une sur l'autre et servez-les bouillante.

Conseils :
Boisson conseillée : cidre brut - grog

Gâteau de carnaval

Ingrédients
Pour le gâteau
30 biscuits de Savoie
2 blancs d'oeuf
250g de sucre en poudre
3 cuillères à soupe d'eau
150g de pignons
Extrait naturel de vanille
Cerises confites
Chocolat noir râpé
Sucre glace
Pour la crème au beurre
225g de margarine
Extrait naturel de vanille

Préparez la crème au beurre en battant la margarine et le sucre ensemble jusqu'à obtenir une préparation liquide. Ajoutez une goutte d'extrait naturel de vanille.

Dans un récipient chauffé à la vapeur d'une casserole d'eau bouillante, mettez les blancs d'oeufs, le sucre et l'eau. Battez le tout jusqu'à ce que la pâte devienne dure. Retirez du feu et faîtes refroidir. Versez ensuite dans la crème au beurre les 3/4 des pignons. Huilez un moule à flan, puis disposez-y les biscuits de Savoie coupés en petits morceaux. Recouvrez-les ensuite avec la crème au beurre. Laisse reposer la préparation ainsi obtenue pendant une nuit, ou mettez-la au réfrigérateur pendant au moins 2 heures. Retournez le moule pour démouler le gâteau et saupoudrez-le de sucre glace. Décorez avec les pignons restant, les cerises et le chocolat.

Gaufres

Ingrédients :

500g farine
5 oeufs
125g beurre
100g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure chimique
80cl de lait
Sel
Sucre glace
Corps gras pour le moule

Préparation :

Tamiser la farine et creuser en fontaine. Au centre, ajouter les jaunes d’œufs, le sucre, 1 pincée de sel, le sucre vanillé et la levure.

Par ailleurs, faire fondre le beurre à feu doux dans une petite casserole. Ajouter ce mélange à la pâte et remuer pendant quelques minutes. Pour finir ajouter le lait tiède et mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse et homogène.

Incorporer les blancs préalablement battus en neige. Laisser reposer pendant 1 heure en couvrant d’un torchon.

Graisser le gaufrier et le faire chauffer. Lorsqu’il est bien chaud, verser la pâte dessus et laisser cuire la gaufre 3 minutes maximum.

Ne pas maintenir le gaufrier fermé de force, car lorsque la pâte cuit, elle monte et augmente de volume.

Mangez ces gaufres saupoudrées de sucre glace, avec de la confiture, du chocolat, du miel...

12.01.07

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Le carnaval (suite)

Le Mercredi des Cendres
C'est le premier jour du Carême dans la tradition Catholique. En souvenir d'Adam condamné "à retourner poussière" après son péché, les Chrétiens sont appelés à se purifier de leurs fautes en passant par des privations, dès ce premier jour du Carême, et ce jusqu'au vendredi saint (jour de la mort du Christ), c'est-à-dire durant les 40 jours précédant la fête de Pâques, qui célébrera la résurrection du Christ (dimanche de Pâques).



Le Mardi Gras
Avant que cette longue période de privations ne commence, la veille du Mercredi des Cendres, le mardi, on tuait le "Boeuf gras", dernière viande permise avant le jeûne prolongé du Carême. En France et au Québec on l'appelle le Mardi Gras, dans les pays anglophones "Fat Tuesday", "Shrove Tuesday" ou encore "Mardi Gras day".

Comme on ne consomme pas non plus de gras pendant le Carême, la veille également, le Mardi Gras, les gens utilisaient ce qui leur restait de graisse et en profitaient pour confectionner des bugnes, beignets et autres fritures.

Comme il est aussi de coutume d'arrêter de manger des oeufs durant le Carême, on a pris l'habitude de faire des crêpes en cette veille de période de jeûne. C'est pourquoi le Mardi Gras est aussi appelé "Pancake Tuesday". On fait également des crêpes à la mi-carême, temps de pause.

Les habitants de Olney, en Angleterre, ont une façon plutôt originale de célébrer cette journée. Depuis plus de 500 ans à chaque Mardi Gras, ils organisent une... course de crêpes ! Tout le monde se rend au centre-ville pour fêter l'évènement. Les participants tiennent chacun une grosse poêle à frire remplie de crêpes encore chaudes et doivent se rendre en courant à l'église, tout en faisant sauter leurs crêpes dans la poêle au moins trois fois avant d'atteindre l'église !

Aujourd'hui c'est surtout le Mardi Gras que l'on fête dans le monde le Carnaval. Il n'a pas lieu tous les ans à la même date, car il est fixé par rapport à la date de Pâques, qui varie en fonction du cycle de la Lune. Ce dernier mardi avant le début du Carême est un jour de fête très célèbre dans certains pays : les Carnavals les plus renommés ont lieu à Venise en Italie, à Rio au Brésil, à Binche en Belgique, à la Nouvelle-Orléans en Louisiane (USA), à Nice en France...


Carnaval et Carême
Carnaval s'oppose au Carême : viande contre poisson, gras contre maigre, excès contre privations. Par opposition au Carême, le Carnaval est une période de réjouissance où l'ordre social est inversé : c'est le monde à l'envers, un monde d'extravagance, de folie.

Au XI ème siècle, un mannequin incarnait le Carnaval, accompagné par les habitants en chantant, puis il était brûlé. A la tombée de la nuit, on jetait les masques dans les flammes du bûcher du Roi Carnaval, et on faisait une ronde en chantant : " Adieu pauvre Carnaval. Tu t'en vas et moi je reste pour manger la soupe à l'ail " !
On retrouve dans les manifestations d'aujourd'hui le changement de rôle et la destruction du mannequin représentant Carnaval par le feu.
Chaque année, Sa Majesté Carnaval, mannequin grotesque et extravagant personnifiant le Carnaval, revient entouré de sa troupe, et meurt comme l'an passé, brûlé...
Au fil des siècles, d'autres traditions se sont ajoutées à la fête, faisant de Carnaval une manifestation de plus en plus diversifiée et riche culturellement

CARNAVAL EN FRANCE

Nice
Le plus connu des carnavals en France est celui de Nice, dont la renommée est internationale, avec sa célèbre bataille de fleurs créée en 1830, qui a lieu sur la promenade des Anglais depuis 1876 avec ses chars fleuris et ses fameuses grosses têtes, réalisés par les carnavaliers.

Les thèmes varient chaque année : en 2000, les découvertes des savants et des explorateurs étaient à l'honneur. La Place Masséna est le centre de ce rassemblement, avec ses illuminations uniques au Monde.

Evolution du Carnaval :
A la Belle-Epoque le Carnaval de Nice est le plus renommé du monde.
En 1294, le Comte de Provence Charles II, Duc d'Anjou, vint passer à Nice les "jours joyeux du Carnaval".
Au Moyen-Age, le Carnaval était animé par des bals masqués et des défilés. A la fin du XIIIème siècle, les chars ont fait leur apparition. Les Niçois déguisés dansaient dans les rues, se lançaient des confettis, ou, moins charmant, de la farine et des oeufs !

Au XVIIIème siècle, la fête est célébrée de deux façons différentes : la noblesse et la bourgeoisie se séparent des autres classes sociales. D'un côté les privilégiés organisent des bals somptueux, chez le gouverneur ou autres notables, alors que des repas populaires ont lieu à la campagne.
Le premier grand Carnaval fut célébré en 1822 en l'honneur de Victor Emmanuel ler, souverain du comté. Depuis le Carnaval a heureusement changé d'aspect, il est à porté de tous.

Aujourd'hui, le Carnaval de Nice est animé par des artistes du monde entier. Des groupes brésiliens, caraïbéens, latino-américains participent aux carnavals européens et scandinaves, renforçant le dynamisme, la diversité et l'originalité de cette fête devenue internationale. Enrichi par de nouvelles musiques, de nouvelles danses et de nouveaux costumes apportés par les écoles de samba et autres orchestres, le Carnaval de Nice connait toujours au XXème siècle autant de succès.

Les batailles de fleurs :
En 1830 sont organisées les premières batailles de fleurs, en l'honneur du roi Charles-Félix en visite à Nice.
En 1876 les batailles de fleurs se déroulent sur la Promenade des Anglais pour la première fois, à la demande d'Alphonse Karr et du Comte de Cessole : c'était plus un défilé de mode où se pavoinaient les riches aristocrates dans des voitures fleuries...
A la fin du XXème siècle, les batailles de fleurs sont un défilé où des personnes costumées lancent aux spectateurs des poignées de fleurs, depuis des chars fleuris. Ornés de milliers de pétales de roses, glaïeuls, oeillets, liliums, mimosas, dalhias, et autres fleurs fraîches, ces véhicules géants de 6 mètres de hauteur sur 7 mètres de longueur sont préparés dans la nuit et la matinée précédant chaque défilé... Aujourd'hui, les batailles de fleurs sont devenues les fêtes les plus réputées de la Côte d'Azur.

Les carnavaliers :
Le Carnaval de Nice, célèbre pour ses grosses têtes, ses chars en carton pâte et autres sujets, doit notamment son succès au talent des carnavaliers. Ces amateurs du spectacle consacrent des milliers d'heures à la création de leurs oeuvres.
Chaque année des concours sont organisés pendant le Carnaval pour récompenser ces artistes "bénévoles". Les vainqueurs reçoivent une prime en espèces, permettant de couvrir les frais investis pour la réalisation des sujets carnavalesques.
Le thème du Carnaval est connu dès le printemps précédant. Les carnavaliers imaginent alors leurs sujets, chars et grosses têtes, qu'ils font exécuter par un maquettiste. D'abord sculpté dans l'argile, un modèle servira à fabriquer le moule en plâtre que le carnavalier utilisera pour obtenir le modèle final, en carton pâte, qu'il faudra ensuite peindre et habiller.

Les illuminations :
Depuis 1921, les illuminations de Nice transforment chaque année la Place Masséna en un monde magique : 500 mètres de panneaux géants représentant plus de 120.000 mètres carrés de contreplaqué, illustrent le thème du Carnaval. Les décors sont réalisés par des artistes peintres niçois. Chaque soir pendant la période du Carnaval, des milliers d'ampoules colorées clignotent, plongant la ville dans un univers féérique.

CARNAVALS CELEBRES

A Venise, en Italie

Le Carnaval
Aujourd'hui le Carnaval de Venise dure les deux semaines précédant Pâques. On vient de tous les pays pour y assister, c'est un des plus célèbres du Monde. Réputé pour ses masques originaux et ses costumes somptueux qui enflamment la ville durant cette période, sa renommée égale celle des carnavals de Rio, la Nouvelle-Orléans, Nice ou Binche...

Autrefois, le Carnaval durait presque trois mois : fêtes, défilés, joutes aquatiques, bals, pièces de théâtres et autres divertissements étaient à l'honneur. La place Saint-Marc s'animait... d'animaux!
Les gens se rencontraient dans les rues dans l'anonymat total : plus de classe sociale, plus d'âge, plus de sexe, plus aucune distinction, chacun était alors libre, domestiques autant que maîtres, pauvres comme riches...
Les Vénitiens portaient un masque plus de six mois par an à cette époque !

" Le Carnaval commence toujours la seconde fête de Noël, c'est-à-dire qu'alors il est permis de prendre le masque et d'ouvrir les théâtres et les brelans. Alors on pousse à bout le libertinage ordinaire, on raffine sur tous les plaisirs : on y plonge jusquà la gorge. Toute la ville est déguisée. Le vice et la vertu se masquent aussi mieux que jamais et changent absolument de nom et d'usage. La place Saint-Marc se remplit de mille sortes de bateleurs, les étrangers et les courtisanes accourent par milliers à Venise de tous les coins de l'Europe : c'est un remuement et une confusion générale. Vous diriez que tout le monde est devenu fou tout d'un coup."
HENRY VAN BULDEREN, "NOUVEAU VOYAGE D'ITALIE", 1698.

" C'est masqué que l'on expédie ses affaires, qu'on plaide ses procès, qu'on achète son poisson... Masqué, on peut tout oser, tout dire : autorisé par la République, le masque est protégé par elle. Masqué, on peut entrer partout, dans les salons, dans les offices, dans les couvents, au bal, au Palais, au Ridotto, où sont les tripots de jeu... En 1789, le Doge meurt alors que le Carnaval bat son plein. La nouvelle est tenue secrète, "pour qu'aucune goutte de joie ne soit perdue"".
HENRI MONNIER

Les masques

Les masques vénitiens ont une origine très ancienne et étaient portés à de nombreuses occasions tout au long de l'année. Le plus ancien document y faisant allusion date de 1268.
Déjà au XIè siècle, les gens déguisés, vêtus de masques et costumes flamboyants, animaient la ville pendant deux mois, du 26 décembre au Mardi Gras. On organisait des jeux, des mascarades, des concours, des courses, de nombreux spectacles de rue...
Au XIIIè siècle, on portait le masque dès octobre, transgressant les règles de la société, se permettant tous les excès. La République étant menacée par ces comportements indécents, on instaura de nouvelles lois pour limiter l'immoralité grandissante des vénitiens.
Au début du XIVe siècle, on commença par interdir aux personnes masquées de sortir la nuit.
Au XVè siècle on tâcha de rétablir la morale dans les couvents en interdisant aux personnes masquées l'accès aux parloirs des nonnes, ainsi que l'entrée dans les églises.
Au XVIIè siècle, le port des masques fut interdit hors de la période de Carnaval ou des cérémonies officielles. Les sanctions encourues en cas d'infraction de la loi étaient très sévères.
Au XVIIIè siècle, de nombreux nobles profitant toujours de leurs masques pour s'adonner aux jeux de hasard, non identifiables par leurs créanciers, on interdit également l'entrée des maisons de jeux aux gens masqués.
Les masques furent ensuite interdits durant le Carême ainsi que pendant les fêtes religieuses tombant un jour de Carnaval.
A partir de 1776, les femmes doivent en revanche se rendre au théâtre masquées, avec la "bauta", le "tabarro" et le "volto", pour préserver l'honneur de la famille.
Après la chute de la République, le gouvernement autrichien autorisa l'usage des masques uniquement pour les fêtes privées ou élitistes.
Sous le second gouvernement autrichien, le port des masques fut de nouveau permis pendant la période du Carnaval, à partir de la Saint Stéphane jusqu'au Mardi Gras à minuit, sauf les jours de fêtes religieuses.

A Rio au Brésil
Le Carnaval au Brésil est un héritage colonial, importé par les Portugais. Même les esclaves participaient à la fête, se bombardant de farine, se maquillant et se déguisant avec les perruques et les vêtements de leurs maîtres. Pendant trois jours, les esclaves étaient libres et égaux...

Depuis 1940, l'influence italienne s'est faite ressentir avec l'apparition des bals masqués, nouvelle façon de célébrer le Carnaval, qui prend un autre visage. Fanfares, confettis et serpentins s'ajoutent à la fête. Les danses traditionnelles animent les rues, colorées par les costumes folkloriques, les plumes et les paillettes... Des milliers de danseurs de Samba, de Mambo et autres danses endiablées défilent gaiement, accompagnés par des joueurs de congas.
Dès les années vingt, des écoles de Samba paradent pour l'évènement. Elles contribuent à la richesse et à l'originalité du Caranaval. Les milliers de participants, venant essentiellement des quartiers pauvres, ont l'occasion de montrer leurs talents. Les défilés des écoles de Samba sont sélectionnés lors de compétitions et jugés selon le thème, la présentation, l'exécution, les costumes...

Le Carnaval de Rio de Janeiro est aujourd'hui réputé comme le plus grand, le plus extravagant et le plus célèbre du monde...

A Binche, en Belgique

Le Carnaval de Binche est le plus célèbre de Belgique, réputé pour ses fameux Gilles aux costumes péruviens. Pour être un de ces personnages il faut être né à Binche ou y résider depuis cinq ans au moins...

Leur origine daterait de 1549, lors d'une fête organisée par Marie de Hongrie. Bals, feux d'artifices et mises en scène théâtrales d'actes militaires espagnols se sont succédés pendant une semaine. Pendant ces festivités, des acteurs coiffés de plumes, déguisés en Incas, immitaient les Espagnols qui venaient de conquérir le Pérou. Ce costume serait devenu une tradition locale.

Le quatrième dimanche avant le Dimanche Gras, les Gilles animent la ville, rythmée par les fanfares annonçant le Carnaval, vêtus de leur costume typique : un pantalon, une blouse en toile de lin rembourrée de paille, ornée de lions, d'étoiles, de couronnes et de blasons aux couleurs nationales, une ceinture de grelots, des sabots et un chapeau en plumes d'autruche. Parcourant les rues au son des tambours, flûtes et trompettes, ils lancent ce jour-là des oranges à la foule. Les Gilles revêtiront leurs costumes colorés le Mardi Gras, dernier jour du Carnaval


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Le carnaval

Liés généralement à la fête chrétienne de Mardi gras, les carnavals sont un type de fête relativement répandu en Europe et en Amérique du Sud.

On fait dériver le mot Carnaval de carn (pour caro, chair) et avaler, parce que l'on mange beaucoup de chair pendant le Carnaval pour se dédommager de l'abstinence imposée pendant le Carême ; d'autres, avec plus de raison, font venir ce mot de caro vale, c'est-à-dire, adieu la chair.

Ils consistent généralement en une période où les habitants de la ville sortent déguisés (voire masqués ou bien maquillés) et se retrouvent pour chanter et danser dans les rues, éventuellement autour d’une parade.

D'après le calendrier religieux, le carnaval débute à l'Épiphanie (le 6 janvier), date qui marque la fin des fêtes de Noël et s'arrête le mardi gras, veille du début de la période de carême.

En Allemagne, le carnaval débute en principe le 11 novembre à 11 h 11 et se termine l'année suivante le mardi gras.

Les travestissements de tous genres, les bals nocturnes et masqués, les promenades du Dimanche-Gras et du Mardi-Gras sont les principaux amusements auxquels on se livre pendant le Carnaval. Le Carnaval de Venise et en général ceux des pays méridionaux sont les plus célèbres et les plus brillants. Cet usage semble être un reste des fêtes populaires ancestrales, telles que les Bacchanales, les Lupercales, les Saturnales, la fête des Fous, de l'Ane, etc.

ORIGINES ET TRADITIONS DU CARNAVAL


Historique
Le Carnaval existe depuis plus de 2000 ans et a évolué au fil du temps.
Déjà sous l'Antiquité on inversait les rangs sociaux : les maîtres devenaient esclaves et les esclaves devenaient maîtres, pendant 5 jours.
Au Moyen-Age on dansait dans l'église, on chantait la messe à l'envers, les riches se déguisaient en pauvres et les pauvres se déguisaient en riches, les adultes se déguisaient en enfants et les enfants se déguisaient en adultes.
Sous la Révolution française le Carnaval fut interdit; en 1796 on le remplaça par une fête révolutionnaire.
A la Renaissance les Catholiques jeûnaient durant le Carême, et à la Belle Epoque on descendait dans les rues pour admirer les chars décorés et les gens déguisés.
Les manifestations sont spécifiques à chaque civilisation, mais on conserve cette notion de bouleversement des rôles et des statuts sociaux.

Signification
Selon le calendrier religieux, la période appelée "Carnaval" débute le 6 janvier, jour de l'Épiphanie (date marquant la fin des fêtes de Noël), pour s'achever le Mercredi des Cendres.

Le mot "carnaval" vient du mot italien (genois) "carneleva" signifiant "enlève chair" et a conservé son étymologie latine "carnis levare", c’est-à-dire "enlever, ôter la viande, la chair" : la période suivant le Mardi Gras est en effet une période de jeûne, le Carême (du latin "quadragesima (dies)": le quarantième jour), pendant laquelle il ne faut consommer ni graisse ni viande.

09.01.07

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Merci!!

Je profite de cette pose sur mon blog, pour remercier l'équipe entière d'anizoo:

-Yuna, tout d'abord, pour sa gentillesse et sa disponiblité afin que le jeu tourne bien!!

-Steff, qui par sa présence régulière sur le glacier, nous fait bien rire avec ses "doigts" dyxlèsiques!!!

-Saby, un peu plus "mystèrieuse", puisque très occupée par son travail!!

-Jcber007, "couche tard" qui sait se rendre utile pour les joueurs!!

-Mewtwo7, grand homme invisible du jeu, mais certainement très disponible dans la tâche qui lui a été attribuée!!

Donc un GRAND MERCI pour avoir pris en considération les articles que j'ai longuement cherché pour vous faire plaisir, même si je pense que vous n'avez pas tout lu!!

02.01.07

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Bonne Année 2007

Bonjour à tous ceux qui me lisent!!

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2007, que vos voeux les plus chers se réalisent!!
Bisous à tous...

28.12.06

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L'Epiphanie

Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition".
Célébrée le 6 janvier, cette fête correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages.
Ce jour est aussi celui du premier miracle des noces de Cana et avant tout la date de baptême du Christ.

Dès le Ve siècle, l'Eglise donna une importance considérable à cet événement. La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.

Pendant des siècles les chrétiens d'Orient célébrèrent la Nativité le jour de l'Epiphanie.
Les Arméniens du Caucase le font encore aujourd'hui.

Au Ier siècle il fut déjà décidé de donner primauté à la naissance du Christ plutot qu'à l'Epiphanie.

Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d'Afrique.
Pour l'Evangile, ils arrivèrent de l'Orient. Peut être viennent ils tout simplement du mystérieux pays d'où sont originaires les Saintes Maries de la Mer et qui porta longtemps le nom d'Egypte.

Longtemps, le 6 janvier (Epiphanie) fût plus important que le jour de Noël. Encore actuellement, en Espagne ce sont les Rois mages qui apportent les cadeaux à l'Epiphanie et non à Noel. Les Rois Mages sont bien plus importants dans le coeur des enfants espagnols que le Père Noel et le 6 janvier est l'occasion d'une grande fêtes et de défilés dans les rues espagnoles.


Venus d'Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l'étoile qui les guida jusqu'à Bethléem.

Ils y trouvèrent l'enfant Jésus, qui appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ".
Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens.

L'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l'imaginaire qui enveloppe Noël.

Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d'Afrique.
Pour l'Evangile, ils arrivèrent de l'Orient. Peut être viennent ils tout simplement du mystérieux pays d'où sont originaires les Saintes Maries de la Mer et qui porta longtemps le nom d'Egypte.
Longtemps, le 6 janvier (Epiphanie) fût plus important que le jour de Noël.

La symbolique des cadeaux en portait témoignage :

l'or de Melchior célébrait la royauté,
l'encens de Balthazar la divinité

et la myrrhe de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice de l'homme à venir sous les traits de l'enfant.

Longtemps ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l'eau changée en vin.

Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.

Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette.

Qu'est ce que la myrrhe ?

La myrrhe est une résine odorante fournie par un arbre d'Arabie, le balsamier.

Longtemps ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l'eau changée en vin.
Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.
Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette.

Origine de la fève et de la galette

La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains. C'est une fève blanche ou noire qui était déposée pour les scrutins. Au début de janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen d'une fève. Si la tradition est d'origine religieuse, elle est devenue une tradition familiale où on se rassemble pour découper la fameuse galette. Celui qui trouvera la fève sera couronné roi ... et choisira sa reine.

En Angleterre, comme en Bourgogne, anciennement, on préférait former un couple "d'occasion" en mettant dans la galette une fève et un petit pois.

Dans de nombreux pays ou région du sud, la galette est remplacée par une couronne en brioche.

Et voici pour vous, une recette à faire très prochainement:
Galette des Rois

Pour la frangipane

100g de poudre d'amande (jusqu'à 150g selon les goûts),
100g de sucre blanc (ou sucre de canne selon les goûts),
50g de beurre (peut être réduit jusqu'à 25g - ou augmenté d'ailleurs),
1 Œuf,
1 cuillerée à soupe d'extrait de vanille ou d'eau de fleur d'oranger,
1 cuillerée à soupe de rhum

Pour la pâte

2 disques de pâte feuilletée,
1 jaune d'œuf pour la dorure.

Préparation
1) Mettre le beurre un peu mou dans un saladier, et écraser avec un fouet (ou couper en petits dés) ;
2) Ajouter le sucre et travailler à la main pour mélanger le beurre et le sucre et obtenir une consistance sableuse ;
3) Ajouter l'œuf, la vanille et le rhum, puis mélanger vigoureusement au fouet ;
4) Lorsque le mélange est homogène, ajouter la poudre d'amande et bien mélanger ;
5) À ce stade, le mélange doit déjà avoir la consistance et le goût de la frangipane ;
6) Mettre un disque de pâte feuilletée sur la plaque de cuisson et placer la frangipane dessus en formant une petite pyramide et en s'arrêtant à 2cm du rebord ;
7) C'est le dernier moment pour mettre une fève ;
8) Dorer le rebord avec le jaune d'œuf très légèrement dilué avec de l'eau et sans déborder de la galette, sinon cela fera une fuite, et la galette ne gonflera pas ;
9) Placer le deuxième disque de pâte feuilletée sur le tout et souder fortement les bords avec les doigts ;
10) Avec un couteau pointu, rayer le dessus de la galette avec le dessin de votre choix (un quadrillage par exemple) ;
11) Dorer le dessus de la galette et faire un trou (ou deux), au centre de la galette, pour laisser s'échapper la vapeur.
12) Cuire 30 minutes à 200°C.

La part du pauvre

La première part est toujours la "part du pauvre", la "part de Dieu et de la Vierge" et elle était désignée par le plus jeune enfant de la famille.

Il y avait aussi la part des absents - le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n'était pas rentrés.

La part était rangée dans la huche jusqu'à leur retour, une façon tendre de dire "on a pensé à vous". S'il se gardait longtemps, sans s'émietter et sans moisir, c'était un bon présage.

Les coutumes françaises
En Franche-Comté, les enfants se déguisaient en Roi mage et portait ceinture dorée sur une chemise constellée d'étoiles. Ils allaient de porte en porte en chantant et en agitant des sonnettes réclamer leur part.

Les filles à marier ne manquaient pas le soir d'adresser une prière:

Afin de voir en mon dormant
Celui que j'épouserai de mon vivant"

En Basse Bretagne, c'est un pauvre tirant un cheval orné de buis et de laurier qui s'arrête de porte en porte pour recueillir la part des pauvres.

En Franche-Comté, c'est la galette de goumeau qui peut peser jusqu'à 150 kilos qu'on appelle aussi galette de goumeau bisontine, galette des rois ou papet. Faite de pâte briochée, on la retrouve chez tous les boulangers pâtissiers bisontins et quelques autres du département du Doubs.

La galette des rois, toute de pâte feuilletée, dans laquelle on glisse une fève symbolise la haute cuisine française.

Au Québec, la coutume est reprise avec ardeur.

Coutumes à travers le monde

En Espagne
En Espagne, le "Jour des 3 Rois" est un jour férié. On en profite pour échanger les cadeaux de Noël à cette date et non pas à Noel puisque, originellement, ce sont les rois mages qui apportèrent 12 nuits après la naissance de l'enfant Jésus, des présents.

La veille, des carrosses paradent dans les rues. On lance fruits confits et bonbons, prémices du lendemain.

Pour cette occasion, on confectionne un pain en forme de couronne parfumé de zestes de citron et d'orange, brandy et eau de fleur d'oranger, décoré de fruits confits et d'amandes effilées. On y glisse une pièce d'argent, une figurine de porcelaine ou un haricot sec.

En Italie
En Italie, au sud principalement, plus loin des traditions du nord de l'Europe, l'ambiance est tout autre. La fée bienfaitrice Befana distribue les cadeaux, comme le Père Noël, pendant la nuit de l'Epiphanie… d'où elle tire probablement son nom.

Mais les enfants désobéissants reçoivent un bout de charbon tiré de son grand sac. A la fois bonne et intraitable, tour à tour Saint-Nicolas et Père Fouettard. Car elle est vêtue de noir, et symbolise à la fois le mal et la fin de la saison des nuits longues. On retombe toujours sur les mêmes croyances ancestrales, la peur de l'interminable nuit.

En Guadeloupe
Ici, on ne fête pas comme tout le monde. L'Épiphanie ne représente pas le dernier jour des festivités de Noël mais le premier jour de "kannaval" qui se termine ... le soir du Mercredi des Cendres, dernier jour de folie où diables et diablesses vêtus uniquement de noir et blanc envahissent les rues.

Le soir voit s'approcher la fin du carnaval par "Grand brilé Vaval", l'incinération du roi Carnaval, "Vaval", sous les cris et lamentations de la foule.

Au Mexique
L'Épiphanie se prépare 10 jours avant Noël avec les posadas. Comme les Rois Mages guidés par l'étoile du berger, chaque famille, en procession, apporte des friandises sur la place de chaque village. Elles serviront à remplir les pinatas, d'énormes animaux en poterie ou papier mâché très colorés qu'on suspend le jour de l'Épiphanie. Les enfants doivent essayer de briser la pinata afin qu'elle s'ouvre comme une corne d'abondance, déversant tout leur contenu de friandises et de menues monnaies.

Si, dans plusieurs pays, l'Épiphanie couronne le roi ou la reine de la fête, la coutume est moins heureuse dans ce coin du monde ... En effet, celui qui découvre un petit Jésus en sucre ou une fève dans la rosca de reyes ou couronne des rois, devra organiser et payer la fête de la Chandeleur où tous les convives sont invités à déguster des tamales. Celui qui est un peu avare, n'hésite pas à avaler la fève, chuchote-t-on en coulisse mais puisque la fête se fait en famille et entre amis, le subterfuge est rapidement pointé du doigt avec rires et sarcasmes

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Jour de l'an

Le jour de l'An est le premier jour de l'année d'un calendrier donné. Par extension le terme désigne aussi les célébrations de ce premier jour.

Pour les calendriers solaires (comme le calendrier grégorien), la date du jour de l'An est fixe d'une année sur l'autre, alors qu'elle est dite mobile dans le cas des calendriers luni-solaire (comme le calendrier chinois).

Différence entre les calendriers

Bien que les jours de l'an tombent rarement à la même date d'un calendrier à l'autre, on remarque une relative concordance entre ceux des pays tempérés. En effet, ce qui fut interprété comme la « disparition » de la végétation durant l'hiver et sa renaissance au printemps a alimenté le mythe très répandu de la renaissance cyclique de l'année. C'est ainsi qu'un grand nombre de jours de l'an sont fêtés entre le solstice d'hiver et l'équinoxe de printemps.

Cependant, ceci n'est nullement universel, notamment dans les pays tropicaux, où le cycle des saisons est bien moins tangible.

On peut citer en exemple l'Égypte antique, qui (bien qu'elle utilisait un calendrier civil solaire) fêtait la nouvelle année à l'arrivée annuelle de la crue du Nil. Cette crue étant due aux pluies ayant lieu loin en amont (dans les hauts plateaux), sa date était entièrement tributaire de phénomènes météorologiques. Cependant, elle intervenait généralement à la même période.

Différents calendriers avec la correspondance des dates de leur nouvel an dans le calendrier grégorien :

calendrier grégorien : 1er janvier
calendrier romain : 1er mars
calendrier julien : 1er janvier
calendrier chinois : entre le 20 janvier et le 18 février
calendrier égyptien antique : le 19 juillet (lors de la crue du Nil)
calendrier persan (zoroastrien): 21 mars (solstice du printemps)
Calendrier républicain (révolutionnaire) : 22 septembre (1 vendémiaire), à l'Équinoxe automnal.

Origines

Le nouvel an est une fête d'origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère, sous l'impulsion de Jules César qui décida que le 1er janvier serait le Jour de l'An. Les Romains dédiaient ce jour à Janus, dieu païen des portes et des commencements. Le mois de janvier doit son nom à Janus, qui avait deux visages : l'un vers l'avant, l'autre vers l'arrière.

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Saint Sylvestre, pape

Sylvestre, fils du prêtre Rufin, était un romain, mais ses origines sont obscurcies par toutes sortes de légendes. Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Il n’est pas douteux qu’il s’est bien conduit pendant la persécution de Dioclétien (284-305), ce qui lui a valu le titre de « très glorieux. » Il pratiqua l'hospitalité avec le plus grand courage en hébergeant un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l'ordre du préfet de la ville, Tarquinius ; Sylvestre emporta le corps du martyre et, avec le pape Miltiade, il l'ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d'une pieuse dame, Théona. Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre, le somma de livrer les biens de Timothée et d'apostasier. Sylvestre refusa et fut envoyé en prison d’où il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson. Le pape Miltiade l'ordonna prêtre.

Elu à la succession de Miltiade, Sylvestre fut pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335) sous le règne de Constantin le Grand (306-337), gouvernant l’Eglise à l’époque où elle passait de la persécution au pouvoir ; cependant, il semble n’avoir joué qu’un rôle insignifiant dans les grands événernents en cours. Il eut la satisfaction de voir l'Eglise de Rome enrichie et embellie par les largesses impériales auxquelles on doit de grands édifices comme la Basilique Constantinienne (plus tard Saint-Jean-du-Latran) avec son baptistère, et les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul.

Le pape Sylvestre organisa parfaitement le service des pauvres. Un évêque de Pamphilie, Luphronius ou Euphrosynus, vint à Rome ; ses discours et ses gestes donnèrent à Sylvestre l'occasion de divers règlements : il prescrivit aux prêtres et aux diacres de porter le colobium, tunique flottante et sans manches ; il ordonna de remplacer le nom des dieux que portaient les jours par les numéros des féries, il fit des dimanches et des jeudis des jours de fête, des mercredis, vendredis et samedis des jours de jeûne. Aux Grecs qui s'étonnaient de cette ordonnance, il rétorqua que le jeudi était le jour de l'Ascension et de l’institution de l'Eucharistie et que, puisque chaque dimanche commémorait la Résurrection, chaque samedi devait rappeler le séjour du Christ au tombeau.

Saint Sylvestre mourut à un âge avancé et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via Salaria (31 décembre 335).

La Saint-Sylvestre et le Nouvel An en occident

Le réveillon de la Saint-Sylvestre et Jour de l'An sont célébrés partout dans le monde occidental pour souligner l'arrivée de la nouvelle année. Ce sont des fêtes qui ne sont associées à aucune religion en particulier. Les us et coutumes reliés à ces festivités sont semblables un peu partout en occident, mais dans certains pays on retrouve des particularités qui leur sont propres.

Les us et coutumes des festivités pour la nouvelle année

On célèbre la Saint-Sylvestre, généralement en famille ou entre amis, le 31 décembre au soir. À cette occasion, un banquet est servi et la plupart des convives font le bilan de l'année qui s'achève et discutent des bonnes résolutions qui seront prises pour la nouvelle année. Juste avant minuit, on se réunit pour le décompte. Au douzième coup de minuit, c'est la tournée des baisers sous le gui. Tous se souhaitent la bonne année. La fête se poursuit souvent tard dans la nuit avec des danses, des chants et des jeux. Dans plusieurs grandes villes d'Europe et d'Amérique, les feux d'artifice font partie de la fête.

Les différentes traditions de la Saint-Sylvestre et du Jour de l'An

En Amérique, le Premier de l'an se passe généralement en famille. Traditionnellement dans Amérique catholique, le père donnait sa bénédiction à toute la famille, aujourd'hui cette coutume tend à disparaître. Certaines familles échangent des étrennes, des cadeaux du Jour de l'An.

En France, le repas de la Saint-Sylvestre est souvent constitué de foie gras et de champagne. En Alsace, la nouvelle année s'annonce par le don d'un «bretzel du Nouvel An».

Dans la province de Liège, en Belgique, on mange de la choucroute en famille le 1er janvier. On dépose une pièce de monnaie sous l'assiette ou dans une poche, en espérant que cela apportera de l'argent pour l'année entière.

Autrefois, en Italie, à Naples, le soir de la Saint-Sylvestre, les gens avaient pour habitude de jeter par la fenêtre de vieux objets tels que des meubles usagés et des vêtements usés, pour signifier la fin de l'année.

De façon plus générale, les Italiens mangent en famille des plats faits à partir d'ingrédients qui, selon eux, apportent de la chance, comme des graines, des lentilles ou du miel. Ils appellent cette fête «Capodanno».

Les Espagnoles ont pour habitude de manger un raisin à chaque coup de minuit. Les femmes portent des sous-vêtements rouges neufs pour s'attirer du bonheur tout au long de l'année.

En Russie, la coutume veut qu'on ouvre la porte de la maison après les douze coups de minuit pour faire entrer la Nouvelle Année.

En somme, la fête du Nouvel An permet de souligner le passage de la nouvelle année, une fête sur le renouveau !

À vous tous Bonne Année !!!

22.12.06

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La petite fille aux allumettes

par Hans Christian ANDERSEN

Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles; l'autre avait été entièrement écrasée.
Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.
Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir: c'était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.
Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l'enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre. Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et cependant elle n'ose rentrer chez elle. Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.
Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s'éteint.
L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu.
«Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère.
- Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte: tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.
Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c'était devant le trône de Dieu.
Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.
- Quelle sottise ! dit un sans-cœur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D'autres versèrent des larmes sur l'enfant; c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.

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Le Noël du Père Noël

C’était un jour à ne pas mettre un chien dehors.
La neige tombait dru depuis de longues heures. Des flocons s’infiltraient sous la porte et le vent passait par les châssis qui n’étaient plus de première jeunesse.

Le Père Noël boutonna sa chemise jusqu’au dernier bouton en faisant une grimace car avec l’âge, son cou s’était quelque peu ratatiné. Il passa un chaud tricot de laine et ajouta par-dessus un gilet qu’il boutonna également. Il enfila des chaussettes bien épaisses et chaussa ses bottes fourrées. Enfin, il se drapa dans son ample manteau de drap rouge et noua soigneusement son écharpe. Il prit sa paire de gants fourrés et pareillement harnaché, il se regarda dans le miroir accroché dans l’entrée.

- " Tout le monde dit que je suis gros, pas étonnant avec autant de couches - je ressemble à un oignon " Au lieu de le faire rire, cette réflexion eut le don de l’agacer un peu plus.
- " Quelle nuit atroce ! Je serais bien mieux confortablement installé près de ma cheminée et buvant un chocolat chaud fumant ... " Là encore, cette pensée le rembrunit un peu plus et son front se plissa.

Le Père Noël sortit de sa maison. Son renne Ferdinand l’attendait depuis de longues minutes. Il avait les naseaux gelés et ses yeux pleuraient. Le froid était si vif que les patins du traîneau ne voulaient pas se décoller du sol. Après une vérification sommaire de tous les paquets, l’équipage se mit en route.

Bien que de fort méchante humeur, le père Noël entonna son cri " Oh, oh, oh ! " et les clochettes se mirent à tintinnabuler. Il s’adressa à Ferdinand :
- " Pourquoi Noël est-il en hiver ? Ce n’est pas un temps pour voyager, il fait si froid, il fait si noir ... Eh ! puis, je ne suis plus de première jeunesse. Il faut changer tout ça. Rien que pour toi, tu risques de te rompre le cou à tout moment. Je crois que je n’ai vraiment pas envie de distribuer mes cadeaux cette année. "

Il avait à peine prononcé cette dernière phrase qu’il arriva à la première maison de sa tournée. Les parois du toit étaient particulièrement abruptes et la glace les avait rendues aussi brillantes qu’un miroir. La cheminée n’était pas très large et Ferdinand se demandait comment le Père Noël allait pouvoir pénétrer à l’intérieur. Timidement, il se hasarda :
- " Si vous ne descendiez pas cette année Père Noël ? "
Le Père Noël lui lança un regard très noir.
- " Mais tu n’y est pas mon pauvre Ferdinand ! Tu ne voudrais pas que je demande que l’on m’ouvre la porte tout de même ... "

Le Père Noël enjamba le rebord et commença à descendre. Il ne put pénétrer que jusqu’à la taille car avec un gilet en plus, le conduit était bien trop étroit pour lui. Il essaya en vain de respirer, de ne pas respirer, de se tirer, de se tordre dans tous les sens ... Rien. Il ne bougea pas d’un millimètre. Déjà des braises atteignaient la semelle de ses bottes. Elles se mirent à roussir en dégageant une épaisse fumée qui le fit tousser. Ferdinand s’approcha et poussa tellement fort que le père Noël et ses cadeaux furent propulsés vers le bas tels un boulet de canon. Le Père Noël se retrouva dans le salon couché sur le dos au beau milieu des cadeaux. En bougonnant, il remplit les souliers des enfants de tous les présents qu’ils avaient demandés et remonta avec beaucoup d’effort le long du conduit en se disant que l’an prochain Noël devra véritablement être à un autre moment. Arrivé sur le toit près de Ferdinand, il lui dit :
-" L’an prochain, nous avancerons la fête de Noël "
Vaguement inquiet, le renne lui demanda entre deux rafales de neige :
-" Ce sera beaucoup plus tôt ? "
-" En juillet, je pense que ce sera la bonne époque juste au moment où la nuit est si douce, si lumineuse... "

Les mois passèrent bien vite et le mois de juillet pointa son nez. Le Père Noël plus affairé que d’ordinaire ne vit pas les jours passer. Le Père Noël avait fait en six mois le travail qu’il effectue d’ordinaire en une année entière et il n’avait pas pris beaucoup de repos.

Le soir du 24 juillet, il demanda à Ferdinand de sortir le chariot à roues. Il ne pouvait pas utiliser son traîneau puisqu’il n’y avait pas de neige... Il rentra pour se préparer. Tout d’abord, il entreprit de se raser. La barbe, c’est bien l’hiver pour avoir chaud mais l’été, rien de tel qu’un bon rasage de frais. Il enfila un jeans, prit dans son armoire son plus beau tee-shirt et chaussa une paire de sandales en cuir. En passant devant le miroir de l’entrée, il ne put s’empêcher de se trouver très bien. Il était très à la mode, très mince et d’une humeur excellente. C’était pensait-il une excellente idée d’avoir changé la date de la fête de Noël.

Il sortit de sa maison. Son renne Ferdinand l’attendait depuis de longues minutes. Après une vérification sommaire de tous les paquets, l’équipage se mit en route. Le père Noël entonna son cri " Oh, oh, oh ! " Ils arrivèrent sans encombre à la première maison de la tournée. La cheminée était toujours aussi étroite mais il s’y engouffra sans aucun effort. Il se mit bien vite à éternuer à cause de la suie restée dans le conduit et aussi de ses narines qui n’étaient plus protégées par sa moustache. Une fois dans la pièce, il resta très étonné. Rien n’était comme d’habitude. Pas de petits souliers alignés devant la cheminée, pas de sapin de Noël, pas de décoration et surtout pas de petit verre de goutte ni de morceau de bûche de Noël à son intention. La maison était déserte, comme abandonnée. " Mais ce n’est pas possible, pensa le Père Noël, ils n’ont pas pu me faire ça ! à moi ! Ils sont partis en vacances ". Il reprit ses cadeaux et remonta sur le toit où le renne l’attendait.

Il n’était pas en très bonne compagnie, le renne Ferdinand. Des moustiques tournaient tout autour de lui, s’arrêtant de ci, de là pour le piquer un peu. Il n’était pas de très bonne humeur et lorsque le Père Noël apparut, il se mit à se plaindre :
-" L’hiver au moins, il n’y a pas toutes ces bestioles. Regardez comme elles m’ont piqué ! " Son œil était déjà tout enflé et sa queue allait et venait en tous sens pour essayer de les chasser.

Ils firent le tour des maisons mais c’était partout la même chose. Soit, les gens étaient en vacances, soit les enfants ne dormaient pas à cause de la chaleur. Par trois fois, le Père Noël faillit être vu et même la dernière fois, les parents crurent qu’un voleur était entré dans la maison et appelèrent la police. Le Père Noël grimpa sur son chariot à roues et s’enfuit en direction de sa maison. Il allait tellement vite que les cadeaux tombèrent les uns après les autres. Furieux de cette mésaventure, le Père Noël jura qu’on ne l’y reprendrait plus.

Le soir du 24 décembre, il sortit comme d’habitude dans la nuit glacée. Il avait pris ses gants, son gros gilet, sa chemise boutonnée jusqu’au dernier bouton et son ample manteau de drap rouge. Bien qu’il fasse plus froid que d’habitude, le Père Noël n’émit aucune plainte. Le toit de la première maison était toujours aussi pointu et aussi lisse, la cheminée aussi étroite. Il eut bien des difficultés à se laisser glisser jusqu’en bas mais il y parvint. Les petits chaussons étaient alignés devant la cheminée. Un sapin magnifique éclairait la pièce et une multitude de décorations rendaient ce lieu féerique. Il y avait sur la table un petit carton avec écrit en grosses lettres dorées : " POUR LE PERE NOËL " et juste à côté, un belle portion de bûche de Noël et un petit verre de goutte. Il trouva également une lettre tellement gentille qu’en la lisant, il sentit les larmes lui monter aux yeux.

" Mon cher petit papa Noël,
Je sais que je ne suis pas toujours très sage.
Je voulais te dire que tu es formidable.
Que malgré la neige et le froid tu viens toujours à la même date.
Je te fais un gros bisou.
Zoe "

La remontée lui parut facile. La suie n’entra pas dans ses narines car sa moustache avait repoussé Arrivé sur le toit, Ferdinand ne le vit pas arriver. Il fixait une étoile brillante en rêvant...

-" Tu sais, dit-il à son renne, c’est merveilleux un Noël en décembre. Jamais je ne voudrais distribuer mes cadeaux à un autre moment." Et comme pour lui dire qu’il avait raison, toutes les cloches des environs se mirent à carillonner et une étoile filante passa au-dessus de la cheminée étroite.

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